Ligue des champions : Fernandinho, le métronome qui ne s’arrête jamais

Publié le , modifié le

Auteur·e : Emilien Diaz
Fernandinho et Pep Guardiola

À l’heure de débuter sa campagne européenne face à l’Olympique Lyonnais, ce mercredi, en Ligue des Champions, Manchester City fait plus que jamais office de favori pour succéder au Real Madrid. Pour atteindre cet objectif fixé il y a maintenant 10 ans par les dirigeants, le club anglais aura plus que jamais besoin de sa plaque tournante, le brésilien Fernandinho.

« Un cadeau du ciel ». Pep Guardiola aime Fernandinho, et il ne s’en cache pas. L’entraîneur espagnol n’a d’ailleurs pas hésité à faire l’éloge du milieu de terrain, après la victoire de son équipe face à Newcastle, le 2 septembre dernier (2-1). « Il est très important pour nous. Il a été l’un des joueurs clés pour remporter le titre en Premier League la saison dernière », a reconnu le coach des Skyblues. À 33 ans, le Brésilien de Manchester City est au top de sa forme. Indispensable dans l’entrejeu et essentiel à la récupération du ballon, Fernandinho orchestre à merveille le jeu des Citizens. Utilisé en 6 derrière la paire Bernardo Silva - David Silva, l’ancien joueur du Shakhtar Donetsk ratisse, distribue, et éclaire le jeu comme peu de joueurs savent le faire dans le football moderne, à l'exception du maître à jouer de Chelsea, N’Golo Kante.

Le jeu de Fernandinho décrypté

Arrivé dans le nord de l’Angleterre en 2013 pour 40 millions d’euros, Fernando Luis Roza - de son vrai nom – a su se rendre incontournable au sein de l'un des plus beaux effectifs d’Europe. Sous les ordres de Manuel Pellegrini, puis de Pep Guardiola, le Brésilien est rapidement devenu le joueur le plus utilisé. C’est bien simple, depuis son arrivée, Fernandinho a toujours disputé au moins 33 matches de Premier League par saison. En comptant ses nombreuses titularisations en Ligue des Champions, on avoisine les 200 matches joués dans leur entièreté en cinq saisons. Ça vous place le bonhomme.

Mais un joyau de cette valeur se protège, et Pep Guardiola l’a bien compris. À force d’enchaîner les rencontres, le Brésilien risque de s’épuiser et de s’exposer aux blessures, qu’il est pour l’instant parvenu à éviter. « Cette saison, il aura plus de temps pour se reposer » a affirmé l’entraîneur des Citizens en conférence de presse. Difficile de l’imaginer : depuis le début de saison, Guardiola n’a pas ménagé Fernandinho une seule fois. L’espagnol a toujours préféré reposer ses joueurs à vocation offensive, Ryiad Mahrez, Raheem Sterling, ou encore Sergio Aguero.

À lui seul, Fernandinho totalise presque autant de matches de C1 que l'ensemble de l'effectif lyonnais

Si l’Olympique Lyonnais veut avoir la moindre chance d’obtenir un résultat à l’Etihad Stadium mercredi soir, Bruno Genesio sait donc ce qu’il lui reste à faire. Museler la plaque tournante des SkyBlues sera indispensable afin de forcer les Citizens à allonger leur jeu. En effet, la technicité de Bernardo et David Silva, associée à la vitesse et la percussion des fusées Sterling, Sané, Gabriel Jesus est une arme dévastatrice en contre. Arsenal (0-2), Fulham (3-0) et Huddersifeld (6-1) ont eu l’occasion de le constater ces dernières semaines. Le pressing lyonnais sera donc la clé du match : si Nabil Fekir et Moussa Dembélé parviennent à exercer une pression suffisante sur Fernandinho, Manchester City devra nécessairement réorganiser son jeu.

Fernandinho pourrait donc être le facteur X des Skyblues cette saison, en Ligue des Champions. Sous contrat avec le club anglais jusqu’en juin 2020, le métronome Brésilien ne semble pas prêt de s’arrêter. Toutefois, son potentiel départ inquiète déjà les dirigeants Citizens, qui, selon plusieurs médias anglais, se seraient mis en quête d’un successeur.