Vermaelen, Suarez, Busquets, Messi et Xavi (FC Barcelone)
Vermaelen, Suarez, Busquets, Messi et Xavi (FC Barcelone) | ALBERT LLOP / ANADOLU AGENCY

FC Barcelone, une identité moins prononcée

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Si le Barça de Guardiola était loué pour son ossature hispano-catalane formée au club, les Blaugrana d’aujourd’hui ressemblent davantage aux autres ténors européens avec une majorité d’étrangers composant l’équipe type. La singularité barcelonaise n’a pas disparu mais elle est moins prégnante qu’avant. Un constat confirmé par le début de Liga.

Souvenez-vous ! C’était le 28 mai 2011 et le FC Barcelone terrassait Manchester United (3-1) en finale de la Ligue des champions en alignant sept Espagnols à Wembley. Dans ces années fastes où les Blaugrana dominaient l’Europe, le Barça alignait parfois jusqu’à huit joueurs locaux dont une grande majorité d’éléments formés à la Masia. 

Recrutement étranger

Trois ans plus tard, un virage a clairement été amorcé par le club catalan. Cet été, le Barça a laissé filer une douzaine de joueurs dont Cesc Fabregas à Chelsea et Alexis Sanchez à Arsenal. Victor Valdes est parti libre tout comme Cuenca et Carles Puyol qui a stoppé sa carrière. Le club catalan n’a recruté aucun joueur espagnol à l’intersaison, se contentant de promouvoir le jeune portier Jordi Masip -en provenance de l’équipe B (la pépite Gérard Delofeu étant de nouveau prêté, au FC Séville après Everton). 

Barcelone a en revanche enregistré les arrivées notables d’éléments étrangers comme les gardiens Claudio Bravo (Real Sociedad) et Marc-André ter Stegen (Moenchengladbach), les défenseurs Douglas Pereira (FC Sao Paulo), Thomas Vermaelen (Arsenal) et Jérémy Mathieu (FC Valence), le milieu Ivan Rakitic (Séville) ou encore Luis Suarez, l’attaquant controversé en provenance de Liverpool (pour 81 millions d’euros !). 

5 Espagnols sur le terrain en moyenne

Résultat : le club compte désormais une moitié d’étrangers dans son effectif (13/26). Et le 11 présenté par Luis Enrique comporte en moyenne cinq sélectionnables pour la Roja, même en faisant tourner. Il y en avait six à Malaga (0-0), contre Bilbao (2-0) et aussi dans l’équipe bis qui a affronté Nicosie en Ligue des champions (1-0). Une formation probablement très différente de celle qui évoluera ce mardi au Parc des Princes. 

Il y en avait cinq à Villarreal (1-0) et seulement quatre contre Elche (3-0), à Levante (5-0) et samedi contre Grenade (6-0) lors des trois succès les plus convaincants de l’été, la charnière Mathieu – Mascherano prenant la place du duo Bartra-Piqué. Et quand Suarez –de retour de suspension le 25 octobre- prendra la place de Pedro ou de la révélation Munir El Haddadi (Neymar et Messi étant intouchables), cela risque de s’aggraver. 

Mieux que le Real ou Paris

De là à dire que le Barça ressemble à un club comme les autres, il y a un pas que nous ne franchirons pas. N’oublions pas qu’il n’y avait que trois Espagnols titulaires lors de la finale de la Ligue des champions 2006 contre Arsenal. Beaucoup de joueurs sont là depuis longtemps (Daniel Alves, Mascherano) quand ils n’ont pas été formés au club (Masip, Montoya, Bartra, Piqué, Busquets, Xavi, Iniesta, Pedro, Munir ou Messi). L’esprit barcelonais demeure. Il est toujours possible de gagner sans empiler dans son groupe des footballeurs étrangers, n’en déplaise au Real, à Chelsea ou au PSG*.

*Le Real compte trois joueurs espagnols dans son équipe type, Chelsea deux ou trois joueurs anglais, le PSG un seul Français la plupart du temps.