Leo Messi et Luis Suarez
Le duo d'attaquants du FC Barcelone Lionel Messi et Luis Suarez | AFP - LLUIS GENE

FC Barcelone-Manchester City : Pourquoi le FC Barcelone n'a rien à craindre

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Le FC Barcelone accueille Manchester City pour le 8e de finale retour de la Ligue des Champions. Vainqueurs 2-1 à l'aller, les Catalans peuvent aborder sereinement cette rencontre puisque les Anglais n'ont que 6,93% de chances de se qualifier. Un chiffre dérisoire surtout que le Barca a toutes les cartes en main pour se qualifier pour la 8e fois de rang en quarts de finale de la C1.

Parce que Lionel Messi marche sur l'eau depuis le début de l'année 2015

Privé d'un cinquième Ballon d'Or au début du mois de janvier par son meilleur ennemi Cristiano Ronaldo, Lionel Messi a décidé de mettre les points sur les i en 2015. L'Argentin est redevenu la machine à marquer qu'il était. En 17 matches depuis le début de l'année, il a inscrit 20 buts et distribué 11 passes décisives. Avec son doublé contre Eibar, il est repassé devant Cristiano Ronaldo au classement des buteurs avec 32 réalisations contre 30 pour le Portugais. Sur les 12 dernières rencontres de Liga, la "Pulga" a fait trembler les filets à 19 reprises, Ronaldo 5 fois.

Bref, Lionel est redevenu Messi. Celui par qui tout démarre, celui qui crée le danger, celui qui est au départ et à la conclusion de la plupart des actions. Neymar et Luis Suarez sont à son service et il le leurs rend bien en multipliant les caviars. Au match aller à Manchester, il n'avait pas marqué, il avait même manquer un penalty en fin de match qui aurait enterré définitivement les espoirs de qualification de City. Au Camp Nou, Messi voudra sans doute se racheter et pourquoi pas devenir le meilleur buteur de la compétition, lui qui en est à 8 réalisations cette saison (Luiz Adriano de Donetsk est à 9). 

Parce que Javier Mascherano va jouer au milieu de terrain

Il n'est pas le plus sexy des joueurs barcelonais, mais il est l'un des plus importants. Que ce soit derrière, le poste où Guardiola l'a installé à son arrivée en Catalogne, ou au milieu, son poste de prédilection, Mascherano assure. Privé de Sergio Busquets, Luis Enrique l'a préservé contre Eibar car il sait combien son autre Argentin est quasiment aussi précieux que Messi. "C'est un joueur clé. Il nous apporte son adaptabilité, parce qu'il est capable de jouer à deux postes avec un niveau maximal", a récemment résumé l'entraîneur barcelonais. S'il refuse d'être comparé à Sergio Busquets - "il est unique", selon Mascherano - par son abattage et son caractère, "el Jefecito" (le petit chef) apporte quelque chose de différent. Moins technique, moins précieux dans le petit jeu, mais plus agressif.

C'est l'un des meneurs de cette formation blaugrana, "un leader" selon Enrique. Son autorité naturelle, qui s'est imposée dans le vestiaire catalan, sera un atout majeur sur la pelouse face à City où il sera chargé d'être le premier rideau défensif devant ses centraux. Avec une mission, bloquer "Kun" Aguero. "Le 'Kun' (Agüero) est un grand joueur, très rapide dans les espaces réduits, très fort en un contre un. Il est dur à marquer. Je dis toujours qu'il est très difficile de comparer un joueur avec 'Leo', parce que 'Leo' est le meilleur et personne n'atteint son niveau. Mais le 'Kun' a beaucoup de choses en commun avec lui", a avoué Mascherano. 

Parce que City n'a pas la recette contre le Barca

"Le point de départ, c'est qu'il est possible de gagner à Barcelone. Cela doit être dans notre mentalité, il faut attaquer. Je ne pense pas que mon job soit en danger". En conférence de presse, Manuel Pellegrini, l'entraîneur des Citizens, voulait croire en les chances de son équipe. Mais les faits et les chiffres sont contre lui. Passé par Malaga, le Real et Villarreal, l'entraîneur Manuel Pellegrini a dominé Barcelone quatre fois seulement en 22 tentatives. En Ligue des Champions avec City, il reste sur trois défaites de rang face aux Catalans : revers 2-0 en 8e de finale aller l'an dernier, défaite 2-1 au retour et encore 2-1.

Mais plus encore que les chiffres et les résultats, c'est l'impression d'impuissance qui accompagne les Citizens face au Barca qui inquiète. Lors du match aller il y a trois semaines, le Barca a étouffé les Anglais avec son pressing et avec un peu plus de réussite le résultat aurait pu être plus large. Pour ce match retour, les Barcelonais appliqueront les mêmes recettes : possession, pressing et contrôle. Comme l'a dit Andres Iniesta le Barca "devra avoir beaucoup le ballon pour les faire courir. On doit avoir la sensation de contrôler à tout moment ce qui se passe sur le terrain".

Parce que le Barca veut bien préparer le Clasico

La réception de Manchester City n'est qu'un (gros) apéritif pour le Barca avant le plat de résistance dimanche en Liga. Pour la 28e journée, les Catalans recevront le Real Madrid pour un Clasico qui pourrait être décisif pour le titre. Pour l'instant le "Mes que un club" est leader avec un point d'avance sur les Madrilènes (65 contre 64). Mais ce Clasico pourrait tout relancer. Pour l'aborder dans les meilleures conditions, le Barca doit se qualifier contre City pour éviter une nouvelle crise après celle de la fin d'année. Depuis la défaite contre la Real Sociedad pour le premier match de 2015, les Barcelonais enchaînent les très bons résultats avec 16 victoires en 17 rencontres.

"Le match de demain (mercredi) est peut-être plus important. Quelle meilleure manière de préparer le match de dimanche que d'avoir gagné, avec de bonnes sensations et de nous être rapprochés de notre objectif en Ligue des champions?", a estimé Iniesta en conférence de presse. "Contre Manchester, c'est une confrontation directe et nous avons un premier résultat en notre faveur, donc c'est un peu différent. Mais dimanche, nous savons que le Clasico, indépendamment de la forme de chaque équipe, est pratiquement imprévisible. Je ne crois pas que le Real aille si mal", a-t-il conclu.

Benoit Jourdain @BenJourd1