Matuidi
Blaise Matuidi (Paris) à la lutte avec Sofiane Feghouli (Valence) | MIGUEL MEDINA / AFP

Encore un adversaire espagnol pour le PSG ?

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Après avoir sorti Valence en deux manches (2-1, 1-1), le seul représentant français en phase finale de la Ligue des Champions attend désormais de connaître le nom de son futur adversaire. Et il y a quasiment une chance sur deux pour que celui-ci soit à nouveau ibérien. Réponse à l'issue du tirage au sort, vendredi midi.

Le PSG serait bien inspiré de ne pas tomber sur…

Le FC Barcelone, le Real Madrid et le Bayern Munich. Pour une confrontation de prestige, mais avec des espoirs de dernier carré européen considérablement réduits.

"Je n'ai pas de préférence pour le tirage au sort à venir, mais un Paris-Barcelone, ça serait pas mal !" Pas sûr que tout l'effectif parisien pense comme Mamadou Sakho, surtout après la démonstration de force du Barça mercredi soir face au Milan AC (4-0). Malgré son faux pas au match aller en Italie (0-2), l'équipe de Tito Vilanova a rappelé à tous qu'elle pouvait dérouler, même – surtout ? – dos au mur, le plus beau football de la planète. En 1995, le PSG avait déjà affronté les Blaugrana à ce stade de la compétition… et s'était alors qualifié (1-1, 2-1) pour les demi-finales de la compétition. Mais Messi, deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions à 25 ans seulement, n'était pas encore barcelonais à l'époque…

Les deux autres favoris de la C1 sont les deux équipes les plus en forme du moment sur le Vieux Continent. D'un côté, le Real Madrid de Cristiano Ronaldo, vainqueur des deux "Clasicos" du début d'année 2013 et tombeur du meilleur club anglais du moment, Manchester United (1-1, 2-1). De l'autre, le Bayern Munich, passé certes de justesse après avoir perdu contre Arsenal (2-0), mais avec l'étiquette de meilleur défense d'Europe (10 buts encaissés en championnat) et toujours en ballade de santé en Bundesliga (20 points d'avance sur le deuxième, Dortmund).

Le PSG doit se méfier de…

La Juventus Turin et le Borussia Dortmund. Deux adversaires-pièges à la hauteur de Paris, mais particulièrement tranchants en huitième de finale.

Intraitable face au Celtic Glasgow (3-0, 2-0), la Vieille Dame italienne n'est pas inquiétée non plus en championnat. Une facilité effrayante qui permet aux Turinois de se consacrer entièrement à la Champions League, et tenter d'intégrer le dernier carré. Un objectif que le club n'a plus atteint depuis dix ans, lors d'une confrontation victorieuse face au Real Madrid.

Dortmund, qui s'est discrètement débarassé du Shakhtar Donetsk (2-2, 3-0), n'a lui aussi plus que la C1 pour espérer. Largué en championnat, éliminé en coupe d'Allemagne, le jeune effectif jaune et noir joue comme un grand d'Europe, à l'image de son nouveau bijou, le milieu offensif allemand Mario Götze (20 ans). Performant dans l'ombre de son rival bavarois, le Borussia ne peut plus être pris à la légère.

Le PSG sera favori contre…

Le Malaga FC et Galatasaray. Les petits poucets de "l'Élite 8", surprenants à ce stade de la compétition, sont deux tirages que tous les "gros" espèrent.

Avec Drogba, Sneijder et le buteur Yilmaz (8 réalisations cette saison en Ligue des Champions, co-meilleur buteur de la compétition avec Cristiano Ronaldo), le leader du championnat turc a validé son billet avec un superbe succès à Schalke (3-2). Un adversaire particulièrement menaçant dans son antre du stade Ali Sami-Yen.

Le dernier outsider des huit, Malaga, a réussi l'exploit d'éliminer Porto en perdant au match aller. Le club andalou jouera les quarts de la C1 pour la première fois de son histoire et ne compte pas gâcher son superbe parcours, lui qui était déjà sorti de sa poule invaincu. Si Paris tombe sur cette équipe du même acabit que Valence, il y aura un match dans le match : le propriétaire du FC Malaga n'est autre que le cousin du prince héritier du Qatar, actionnaire majoritaire du PSG.