Dortmund-Séville : VAR, but qui se transforme en penalty, Haaland chambreur... L'imbroglio de la 48e minute

Publié le , modifié le

Auteur·e : Clément Pons
Erling Haaland face à Séville, le 9 mars 2021.
Erling Haaland célèbre son deuxième but inscrit contre le Séville FC, le mardi 9 mars à Dortmund. | LEON KUEGELER AFP

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Qualifié après son nul face au Séville FC (2-2) lors du huitième de finale retour de Ligue des champions, mardi 9 mars, le Borussia Dortmund a vu son sort basculer peu après le retour des vestiaires. But annulé par le VAR, détection d'une faute dans la surface 45 secondes auparavant, penalty retiré, chambrage de Haaland... On vous résume le tournant de la partie.

Vainqueur de sa double confrontation en huitième de finale de la Ligue des champions face au Séville FC (2-3, 2-2), le Borussia Dortmund n'a pourtant pas vraiment brillé lors de son match retour, soldé par un nul mardi 9 mars. À défaut d'être flamboyants, les hommes d'Edin Terzic ont, d'abord, su être réalistes sur leur seule occasion ou presque en première période. Un pressing haut payant, qui s'est transformé en offrande de Marco Reus pour Erling Haaland (1-0, 35e). Ensuite, ils ont pu compter... sur le VAR, dont l'utilisation a conduit à des situations un peu folles à compter de la 48e minute.

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48e - 54e : six minutes de folie et d'incompréhension

Trois minutes après la pause, Haaland combine avec Thorgan Hazard dans la surface sévillane. Ce dernier lui glisse le ballon dans la surface. Le Norvégien bouscule Fernando, qui tombe à terre, et ajuste Yassine Bono en angle fermé. Tout le monde croit alors au nouveau doublé du prodige en C1 mais le VAR est sollicité par l'arbitre central Cüneyt Cakir. Après de longues secondes de visionnage, il décide d'annuler la réalisation de Dortmund pour une faute de son numéro 9.

Le visionnage se prolonge alors sur une autre situation litigieuse, qui a eu lieu peu avant. Sur un centre venu de la droite, on voit Koundé "accrocher" le maillot d'Haaland dans la surface, l'empêchant de disputer ce ballon. Loin d'être claires, les images mises à disposition conduisent tout de même à une décision : but refusé, mais penalty accordé en faveur du club allemand ! Un brin surréaliste, alors que tout le banc sévillan est vent debout contre la décision. 

Face à Bono, l'attaquant norvégien décide de placer son ballon en bas à droite mais le portier marocain réalise une parade sublime avant de contrer une nouvelle fois, à la manière d'un gardien de handball, son adversaire avec sa main droite. La pression retombe un poil côté Séville mais nouveau coup de sifflet de Cüneyt Cakir : le penalty est à retirer après que Bono ait quitté prématurément sa ligne ! L'imbroglio se poursuit.

20 buts en 14 matches de C1

Round 2, donc. Haaland s'élance et place son ballon exactement au même endroit que lors de sa tentative précédente. Mais cette fois le gardien sévillan est trop court (2-0, 54e). Le géant norvégien, auteur de son 20e but en 14 matches de Ligue des champions - un record de précocité dans la compétition à 20 ans et 231 jours - vient chambrer Bono, augmentant encore un peu plus la tension sur la pelouse. Joan Jordan vient le rappeler à l'ordre avec véhémence. Avant que les cartons jaunes ne pleuvent pour les deux hommes, marquant la fin de six minutes d'incompréhension et de folie qui laissaient présager d'une fin de match tout aussi indécise.

Les deux buts de Youssef En-Nesyri (2-1, 69e sur penalty ; 2-2, 90e+6) auront fait transpirer les Allemands jusqu'au bout mais ce sont bien les Borussen qui, quatre ans après, retrouvent les quarts de finale de la C1.