L'attaquant de l'OL, Alexandre Lacazette
L'attaquant de l'OL, Alexandre Lacazette | AFP - PHILIPPE DESMAZES

Dinamo Zagreb-Lyon : l'OL, la peur d'une entente

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Pour conserver une chance de jouer les 8es de finale de la Ligue des champions, Lyon doit gagner mardi à Zagreb (20H45) pour la 5e journée de poules. Mais l'OL ne maîtrise pas son destin, lié au résultat entre Séville et la Juve: un nul dans ce match pénaliserait l'OL pour la 6e et dernière journée.

En effet, si comme à l'aller (0-0) la rencontre se termine sur un score de parité, le club espagnol sera qualifié dès mardi et l'équipe italienne n'aura plus qu'à gagner à domicile le 7 décembre contre le Dinamo Zagreb, la formation la plus faible du groupe, et de loin (12 buts encaissés, soit 3 en moyenne, aucun marqué), pour s'assurer au moins la 2e place. Lyon terminerait ainsi troisième, quelque soit son résultat contre Séville le 7 décembre et devrait alors se contenter de l'Europa League. Le seul espoir de l'OL réside dans la crainte que pourrait avoir la Juventus de terminer deuxième de la poule, comme la saison passée, ce qui lui avait valu d'affronter un gros club, le Bayern Munich, en 8e de finale, et d'être éliminé prématurément de la compétition.

Les Lyonnais misent donc sur la motivation de l'équipe italienne à remporter ses deux derniers matches, scénario qui leur ferait jouer la qualification contre le FC Séville au Parc OL, dans une sorte de "finale" du groupe dont rêve Jean-Michel Aulas. Dans cette configuration, une victoire par deux buts d'écart, lors de la dernière journée, permettrait à Lyon de terminer 2e de la poule, à la différence de buts particulière aux dépens du club andalou, et de rejoindre in extremis les 8es de finale.

Une oreille à Séville

Cette partie de billard à trois bandes n'est pas sans en rappeler une autre qui avait fait des vagues il y a cinq ans. Le 7 décembre 2011 à Zagreb, en s'imposant 7-1 contre le Dinamo, l'Olympique lyonnais avait arraché sa qualification pour les 8es de finale à la différence de buts au détriment de l'Ajax Amsterdam, battu dans le même temps sur le terrain du Real Madrid (3-0). Les dirigeants néerlandais avaient alors douté de la sincérité du résultat et soupçonné un arrangement. Mais l'UEFA n'avait ouvert aucune enquête après avoir analysé les données de 400 sociétés de paris, l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) ayant vérifié de son côté les flux financiers avant et après la rencontre.

Toutefois, personne ne peut contraindre Séville et la Juve à attaquer, comme lors du match entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Autriche au Mondial-1982, qualifié à l'époque de "match de la honte" ou "pacte de non-agression" pour éliminer l'Algérie. Le résultat final de 1-0 était nécessaire pour qualifier Allemands et Autrichiens. En attendant, même s'ils auront une oreille à Séville, les Lyonnais, faciles vainqueurs à domicile à l'aller (3-0), se présenteront à Zagreb avec un certain capital confiance après avoir redressé la barre en Ligue 1 du point de vue comptable, sinon dans le jeu, avec trois succès consécutifs. Ils retrouveront en outre Nabil Fekir, suspendu à Lille, et tenteront au moins d'assurer leur part du contrat, la seule chose qu'ils peuvent maîtriser mardi.

AFP