Daniel Alves
Le défenseur du PSG, Daniel Alves | AFP - FRANCK FIFE

Daniel Alves, ciment du collectif PSG

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Deuxième Brésilien à avoir franchi la barre des 100 matches en Ligue des Champions (après Roberto Carlos 128 matches), Daniel Alves a montré le chemin du succès (3-0) contre le Bayern Munich en ouvrant la marque. Avec son intelligence de jeu et son anticipation, le Brésilien a "dépassé sa fonction" pour se muer en buteur. Mais son rôle ne s'arrête pas là dans son nouveau club. En quelques semaines, il s'est imposé comme un cadre du PSG.

Au coeur d'une embrassade, un coup d'oeil vers l'arrière et un mouvement de la tête pour inviter Neymar à rejoindre la joie collective autour d'Edinson Cavani. L'image est furtive, le geste presque imperceptible. Daniel Alves est là, pour parfaire la "paix des braves". C'était la 31e minute, six minutes avant avant que le N.10 n'adresse une merveille de talonnade pour Cavani. C'était un moment guetté par beaucoup, moins de 15 jours après le désaccord entre les deux Sud-Américains.

A 34 ans, le joueur de la Seleçao a certainement connu d'autres frictions entre stars. Pourtant, il était à l'origine de la première brouille entre les deux attaquants, en refusant de donner le ballon à Cavani pour un coup franc contre Lyon, avant que Neymar s'en saisisse. C'était l'une des deux brouilles de cette rencontre entre les deux attaquants. Certains en avaient profité pour évoquer un complot brésilien, presque une mafia qui se serait constituée aux dépens de l'Uruguayen. 

Buteur, passeur

Mais c'est bien l'ancien Barcelonais qui a sonné le rappel, en invitant tous ses coéquipiers à dîner pour une première réconciliation, la semaine suivante. Et ce mercredi soir, sur le terrain, dans ce premier choc de la saison en Europe contre le Bayern Munich, c'est lui qui a apporté un peu de sérénité au collectif. En ouvrant le score en tout début de rencontre. Venu de sa position d'arrière droit, le Brésilien a lancé son sprint pour offrir la solution idéale à Neymar (2e). Mais également en étant déterminant sur le troisième, sur une remontée de balle où il décalait Mbappé dont le show profitait à Neymar (63e). En réalisant quelques chevauchées sur son flanc droit, avec notamment un centre qui passait devant le nez de Neymar et Cavani (70e).

Bref, comme à son habitude, Daniel Alves a "dépassé sa fonction" d'arrière droit, se muant tantôt en milieu, parfois même en attaquant. Et côté défensif, l'ancien du FC Barcelone a fait le job, contrant de nombreux centres face à un Bayern qui a souvent contrôlé le jeu. Et s'il s'est lancé dans un dribble hasardeux dans sa surface de réparation, il a pu compter sur son capitaine Thiago Silva pour conserver la cage inviolée. Un vrai travail d'équipe. Pour son 104e match en C1, l'ancien Turinois a encore montré que ses 34 printemps et son palmarès long comme le bras ne l'ont pas rassasié.