Le Monégasque Thomas Lemar face à Porto
Le Monégasque Thomas Lemar face à Porto | Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Comme toute l'ASM, Thomas Lemar a souffert

Publié le , modifié le

Didier Deschamps était là pour lui. Il a vu un Thomas Lemar encore très à court de forme, mardi soir, lors de l'humiliation de Monaco à domicile contre Porto (0-3) pour la 2e journée de Ligue des champions.

Présent dans les tribunes du Stade Louis-II avant le déplacement capital de l'équipe de France en Bulgarie le 7 octobre, Didier Deschamps avait peu de doute sur la capacité de l'arrière droit international Djibril Sidibé à tenir un match de Ligue des champions. En revanche, il souhaitait voir le niveau actuel de Thomas Lemar. Blessé le 9 septembre contre Nice (0-4), touché aux ischios-jambiers et alors sorti à la pause, l'international français n'avait effectué son retour que vendredi, à Lille (4-0). Et il a vu un joueur en souffrance. Le milieu monégasque avait manqué à Leonardo Jardim, qui l'a fait jouer douze minutes à Lille. Pour voir. Pour se rassurer aussi sur son état de forme avant la Ligue des champions. Car il savait qu'il faudrait un Lemar très performant pour parvenir à bout de Porto. Malheureusement, le niveau de la plus haute compétition européenne est encore bien plus élevé que celui de la Ligue 1. Et Lemar, encore étincelant il y a un mois à peine contre les Pays-Bas, contre qui il a inscrit ses premiers buts en Bleu, a eu bien du mal à exister face à Porto. Son premier véritable ballon d'attaque, Lemar le touche à la 10e minute. Mais l'ex-Niçois Ricardo Pereira le maîtrise. Puis vient un excellent dribble de récupération, suivi d'une accélération et d'un bon centre à ras-de-terre (12).

En souffrance physique

On pense alors que le match du lutin monégasque est lancé. Mais par la suite, il passe la majeure partie de son temps à courir dans le vide, pour presser ses adversaires sur son côté gauche. En face, la montagne du Mali, Moussa Marega, natif des Ulis, le met en souffrance dans le défi physique. Comme à la 19e minute, par exemple. Clairement, Lemar n'est pas encore prêt pour disputer un match de Ligue des champions. Sa frappe trop écrasée et contrée (25), puis la façon avec laquelle Yacine Brahimi se dégage de son marquage en le laissant par terre par sa feinte de corps (35) témoignent de ses déficiences physiques actuelles.
Lui restent alors les coups de pied arrêtés. Mais son bon coup franc (36) ou ses bons corners (comme celui de la 45e minute où Glik place une tête aisément captée par Casillas) ne suffisent pas. Après la pause, son manque de justesse son ouverture pour Radamel Falcao (61) sera sa dernière action avant d'être remplacé par Rony Lopes (63). A ce moment-là, Porto menait 1-0. Il assistera en spectateur, presque autant que ses partenaires encore sur le terrain, à la lente décrépitude de son équipe, vaincue 3-0, sur le même score qu'une certaine finale de 2004 entre les deux équipes.

AFP