Cinq raisons de suivre Bayern Munich–Manchester City

Cinq raisons de suivre Bayern Munich–Manchester City

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Pendant que le PSG entamera sa campagne européenne en recevant l'Ajax Amsterdam, le Bayern Munich et Manchester City seront à l'affiche de cette deuxième soirée de Ligue des champions (20h45). Comme il y a trois ans, les deux formations figurent dans le groupe de la mort. Leur opposition promet beaucoup au regard de leurs récentes oppositions mais aussi de la pression qui pèse d'ores et déjà sur leurs épaules dans une poule où rien ne leur sera pardonné.

Un match déjà décisif

Placés dans le groupe de la mort en compagnie de la Roma et du CSKA Moscou, les Allemands et les Anglais savent que ce match d’ouverture revêt une importance cruciale. Il y a deux et trois ans, déjà peu épargnés par le tirage au sort, les Citizens avaient payé pour le savoir. En septembre 2011, leur match nul face à Naples à domicile les avaient plombés dans la course à la qualification (1-1). L’année suivante, une défaite cruelle à Santiago Bernabeu eut le même effet. A la 85e minute, Kolarov pensait avoir donné la victoire aux Skyblues. Mais Ronaldo (87e) puis Benzema (90e) inversaient la tendance.

Les Frenchies de City

Si Franck Ribéry ne sera finalement pas sur le terrain côté munichois, les mancuniens compensent ce manque avec quatre joueurs français dans leur effectif. Absent du dernier Mondial, retraité de l'équipe de France, Samir Nasri continue de prendre de l'épaisseur chez le champion d'Angleterre en titre. Le Marseillais de 27 ans est un des cadres de Pellegrini, comme le démontrent sa prolongation de contrat jusqu'en 2019 et son temps de jeu, le cinquième de l'armada bleu ciel. Dans l'ombre du meneur de jeu tricolore, ses compatriotes Gaël Clichy, Bacary Sagna et Eliaquim Mangala cherchent un peu de lumière. Arrivé de Porto cet été, ce dernier n'a pas encore fait ses débuts sous la liquette de City. Cela ne devrait pas encore être pour ce soir.

Robert Lewandowski, machine à marquer

Ces deux dernières saisons, le Polonais facture 16 buts en 22 matches dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Lorsqu’il hume l’odeur du sang, « Lewangoalski » devient une bête à marquer. Le Real Madrid version 2012/2013 peut en témoigner. En demi-finale aller de Ligue des champions, le club espagnol avait subi ses foudres, balayé par un historique quadruplé de l’attaquant, alors joueur du Borussia Dortmund.

L’assurance d’une rencontre de dingue

Prolifiques, disputés, intenses, les dernières oppositions entre les deux formations ont offert un sacré spectacle. En 2011/2012, Manchester l’avait emporté à l’Etihad Stadium et le Bayern à l’Allianz Arena sur le même score (2-0). Une logique chamboulée l’an dernier. Dans une poule moins relevée, les deux clubs se sont battus becs et ongles pour obtenir la première place. A l’aller, le Rekordmeister avait étalé puissance et suprématie en terres anglaises, laissant penser qu’il pouvait conserver sa coupe aux grandes oreilles (1-3). Au retour, les quadruples champions d’Angleterre ont pris une éclatante revanche après avoir été menés 2-0 outre-Rhin (2-3).

Le Philosophe contre l’Ingénieur​

Deux des plus beaux surnoms du football mondial se font face. Champion d’Allemagne et vainqueur de la coupe nationale, l’Espagnol a continué d’étoffer son impressionnant palmarès. La double leçon reçue par le Real en demi-finale de C1 a néanmoins terni sa première saison à la tête du club bavarois. Avec un effectif remodelé à sa main, le Catalan n’a plus d’excuses. De son côté, le Chilien s’est enfin défait de l’étiquette de loser qu’il traîne depuis ses débuts en Europe en décrochant la Coupe de la Ligue et la Premier League.

Jerome Carrere