Chelsea
La joie des Blues après leur qualification pour les quarts de finale de la C1 | ADRIAN DENNIS / AFP

Chelsea: le PSG n'a pas gagné au change

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S’il n’y avait aucun concurrent facile parmi les sept potentiels adversaires de Paris en Ligue des champions, le club de la capitale a hérité d’un sacré challenge en tombant sur Chelsea. Rarement placé au même niveau que le Bayern ou le Real sur la scène européenne, le leader de Premier League réalise une saison remarquable. Et Jose Mourinho sait, mieux que quiconque, comment gérer ce type de confrontation.

Le moment où le PSG ne pouvait plus passer à côté des plus grosses écuries européennes est donc arrivé. Après avoir bénéficié de tirages plutôt favorables, le club de la capitale peut désormais se préparer à un grand huit renversant, face au leader du Championnat réputé comme étant le plus relevé du Vieux Continent. Ce n’est pas une première, puisque le club de la capitale avait déjà rencontré les Blues en Ligue des champions : c’était lors de la phase de poules de l’édition 2004, et le PSG avait pris un bouillon au Parc des Princes (3-0) avant de chercher le nul (0-0) à Stamford Bridge. C’était aussi et surtout un autre temps, où Paris n’affichait pas le même effectif prestigieux qu’aujourd’hui et s'en était allé affronter le club londien -qui comptait alors dans ses rangs Drogba, Makelele ou Gallas- avec l’étiquette de petit poucet.

Solides à tous les étages

Dix ans plus tard, si l’effectif du PSG a bien évidemment pris du galon, celui des Blues est toujours aussi impressionnant. "Chelsea, c’est une équipe très forte, avec des grands joueurs, un grand coach", a ainsi résumé Jean-Claude Blanc, le directeur général délégué du PSG au micro de BeIN Sports. Entre expérience (Petr Cech, Jason Terry, Frank Lampard, Samuel Eto’o), jeunes espoirs déjà éblouissants sur la scène européenne (Eden Hazard, Oscar, Willian) et banc bien fourni (Fernando Torres, André Schürrle, John Obi Mikel), le club londonien possède une force de frappe impressionnante.

Le groupe reste sur une jolie réaction en 8e de finale, puisqu’après avoir été malmené en Turquie à l’aller (1-1), Chelsea a fait étalage de sa maîtrise à Stamford Bridge en éteignant Galatasaray avec autorité (2-0). Avec expérience, aussi, car le club connaît parfaitement ce type de grands rendez-vous : il a remporté la Ligue des champions en 2012 avant de s’adjuger l’Europa League l’an passé. En onze ans, soit depuis l’arrivée de Roman Abramovitch en 2003, il s’est même offert la bagatelle de onze trophées majeurs.

Mourinho n’a jamais perdu un quart de finale de C1

De tous les défis auxquels devra s’attaquer le PSG pour faire tomber Chelsea, celui qui consiste à contrecarrer les plans de Jose Mourinho s’annonce le plus ardu. Le "Special One" est en effet le technicien qui maîtrise la plus ces double-confrontations européennes, autant dans la guerre tactique que dans le duel psychologique, sur le terrain comme dans les mots. En insufflant un style, "son" style, Mourinho a su faire du Chelsea version 2013-2014 une équipe très solide en défense et intouchable à domicile. Or, les Blues recevront au match retour…

Jose Mourinho
Jose Mourinho

Expérimenté, malin voire sournois quand il le faut, le Portugais est un monument de la Ligue des Champions. En neuf campagnes, il a ainsi atteint le stade des demi-finales à sept reprises pour deux sacres. Plus inquiétant encore pour les hommes de Laurent Blanc, "Mou" n’a jamais perdu en quart de finale de C1. Il a ainsi fait tomber Lyon avec Porto (2004), le Bayern Munich (2005) et Valence (2007) avec Chelsea, le CSKA Moscou (2010) avec l’Inter, Tottenham (2011), Nicosie (2012) et Galatasaray (2013) avec le Real Madrid.

Un effectif pas infaillible 

Pour autant, le Paris Saint-Germain possède l’effectif et la dynamique nécessaires pour tenir la dragée haute aux Blues et espérer se hisser dans le dernier carré. Contrairement à son futur adversaire, Chelsea ne s’est en effet pas baladé depuis le début de la compétition : lâchant le match d’ouverture face au FC Bâle (1-2), à domicile qui plus est, l’effectif londonien s’était également raté en Suisse (0-1) avant de démarrer son huitième de finale sur des bases fragiles (1-1). En Championnat, s’ils dominent les débats grâce notamment à une série de douze matches sans défaite au début de l’année, les Blues ne sont pas encore à l’abri, menacés par le trio Manchester City (qui affiche trois matches de retard) - Liverpool - Arsenal, et secoués par une défaite surprenante contre Aston Villa (0-1) samedi.

Paris s’est donc certes évité les ogres bavarois ou madrilène tout en passant à côté du Barça, qui l’avait sorti à ce stade de la compétition l’an passé. Mais il n’a pas forcément gagné au change en héritant des Blues, moins hégémoniques en Angleterre, mais tout aussi redoutables car très solides tactiquement et quasi-intouchables à domicile. Le défi sera donc immense. A la hauteur, finalement, des ambitions du PSG.