Laurent Blanc
L'entraîneur du PSG, Laurent Blanc. | Photo Ben Queenborough / BPI / DPPI

Blanc: "un très bon adversaire"

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L'entraîneur du Paris SG Laurent Blanc, certain de "rencontrer une très, très bonne équipe" du Shakhtar Donetsk mercredi en Ligue des champions, a estimé mardi que c'est peut-être celui "qui défendra le mieux qui gagnera".

Le Shakhtar sait attaquer. Bien défendre sera-t-il une des clés du match  ?

Laurent Blanc: "C'est une clé dans tous les matches, pas forcément en Ligue des  champions. C'est une base essentielle pour gagner des matches. Cette équipe du  Shakhtar, très technique, veut le ballon. Le problème est que nous aussi. Qui  l'aura ? Celui qui ne l'aura pas devra bien défendre. La question est donc:  'comment faire pour avoir le ballon plus que l'adversaire?'. En même temps,  c'est peut-être l'équipe qui défendra le mieux qui gagnera le match."
   
Le Shakhtar est-il votre plus dangereux adversaire en ce début de saison  ?

L.B. : "Savoir si c'est le meilleur adversaire qu'on va rencontrer, on n'en a  rien à faire. On n'a pas à juger ça. Avec le staff on a visionné leurs matches,  chaque saison ils sont en C1, ils ont des bons joueurs, un entraîneur (Mircea  Lucescu) qui connaît la musique parfaitement. Contre le Real Madrid, ils  perdent (4-0), mais la première période c'est du 50/50 en possession de balle.  C'est un très bon adversaire. Le meilleur ? Je ne sais pas, mais on va  rencontrer une très, très bonne équipe et on a beaucoup de respect pour elle."
   
Une victoire vous ouvrirait la voie des 8e de finale...

L.B. : "La saison passée chez l'Ajax Amsterdam on avait fait match nul (1-1, en  début de campagne). On avait dit 'c'est la catastrophe'. C'est faux. Mercredi,  il vaut mieux s'imposer, voilà. Et on venu ici pour ça."
   
Le PSG est surtout jugé par ses performances en C1, trouvez-vous cela  normal ou injuste ?

L.B. : "C'est à vous de répondre puisque c'est vous qui jugez. Quand on a des  objectifs, on ne peut pas mettre que la C1 dedans. Même si je comprends que ce  soit le Graal pour tout le monde, vous, nous, le foot français, je trouve ça  injuste oui. Car ça donne l'impression que les autres compétitions ne sont pas  importantes ou trop faciles à gagner."
   
Avez-vous apprécié l'intervention de Thiago Silva à la mi-temps à Nantes  (où Paris était mené 1-0, avant de finalement s'imposer 4-1) ?

L.B. : "Il est un joueur cadre, il est le capitaine. Ce n'est pas anormal qu'il  intervienne. Que les joueurs cadres se montrent cadres sur le terrain et dans  le vestiaire c'est une bonne chose."
   
Comment expliquez-vous la réussite actuelle d'Edinson Cavani ?

L.B. : "Edinson, quand il est arrivé, ses six premiers mois ont été excellents,  il marquait but sur but. C'est après que ça s'est un peu moins bien enchaîné.  Je vais me répéter mais 'Edi' c'est 30 buts minimum par saison. Et cette saison  ce sera peut-être plus. Après il suffira qu'il ne marque plus pendant deux  matches pour que vous en parliez différemment. J'ai l'impression qu'on n'a pas  la même considération de ce joueur vous et moi."
   
Ce match délocalisé à Lviv, alors que la guerre civile sévit à Donetsk,  confère un environnement particulier...

L.B. : "C'est très difficile d'en parler. On n'est pas au courant de tout, même  si on s'informe. Je connais bien Donetsk, on avait fait l'Euro-2012 là-bas avec  les Bleus. La ville a souffert énormément. Mais on est venu ici pour gagner un  match de Ligue des champions. Quel que soit l'environnement, il faut se  concentrer sur le principal, le match."