Laurent Blanc et David Luiz (PSG-Chelsea)
Laurent Blanc espère pouvoir compter sur son défenseur brésilien, David Luiz, comme sur son effectif au complet pour aborder de front un mois d'avril au calendrier infernal | BEN QUEENBOROUGH / BACKPAGE IMAGES Ltd / DPPI media

Blanc: "Le PSG est entré dans la cour des grands"

Publié le , modifié le

Heureux après la qualification du Paris Saint-Germain devant Chelsea, Laurent Blanc a estimé que son équipe était "entrée dans la cour des grands". Pour l'entraîneur du PSG, ce match est désormais une "référence" dans l'histoire du club.

Quel est le sentiment à chaud?
Laurent Blanc: "Il y a tout. Je suis fatigué mais heureux bien sûr. Si on analyse les deux confrontations, je pense que, en étant juste, notre qualification est méritée. Au niveau du jeu, on a eu plus d'intentions que Chelsea, on s'est procuré plus de situations dangereuses. Ce n'est pas incorrect que Paris soit qualifié même si on avait pensé à un scénario différent. On a été très solide défensivement, c'est ce que j'avais préconisé pour rester le plus longtemps dans le match. Et notre charnière a été excellente, notamment sur coups de pied arrêté. A 10 contre 11, cela faisait partie des possibilités pour s'approcher. On a joué en bloc, très bas, mais on a bien sorti les ballons pour se projeter vers l'avant. Dans ces circonstances, c'est une très grande performance".

Que faut-il penser de l'exclusion d'Ibrahimovic?
L.B. : "Si on ne retient que ça, c'est qu'on n'a pas vu grand chose. Je n'ai pas revu les images, elles vont passer en boucle donc on ne pourra pas les rater. Sincèrement, une commission va se réunir, j'espère qu'elle ne sera pas trop sévère et que Ibra pourra être parmi nous en quart. Il aura sûrement à coeur de faire un bon match car il a le sentiment d'avoir puni son équipe et que cela aurait pu être définitif".

A quoi ressemblait votre vestiaire?
L.B.: "Vous aimeriez bien y être. Des scenarii comme ça, ça fait plaisir à voir. A la mi-temps, j'ai été surpris car l'équipe était incroyablement sereine malgré son infériorité numérique. Les joueurs voulaient continuer à jouer avec la même philosophie et étaient persuadés qu'ils pouvaient se qualifier. Il a fallu recadrer les choses, revoir le système mais les joueurs ont donné plus de 100% chacun. A la fin, il y a eu des moments de communion entre le staff, les joueurs, les supporteurs. Ca passe trop vite, on n'a pas le temps d'apprécier ces moments. J'aurais voulu que ça dure. Mourinho est venu me saluer et m'a dit que l'on avait fait deux très grands matches. J'ai senti beaucoup de respect".

"Plus forts dans tous les domaines"

Avez-vous l'impression d'entrer dans l'histoire du club malgré une situation personnelle compliquée?
L.B.: "Le PSG veut vraiment entrer dans la cour des grands et il l'a fait ce soir je pense. A quelle place, c'est à vous de voir. Je pense que ce match fera partie des références du club pendant quelques années. Les choses vont très vite. On va essayer d'apprécier mais ce que l'on a fait va être remis en cause. On a fait quelque chose de bien mais pas exceptionnel. Il faut relativiser. On n'est pas naïf, on sait comment ça se passe. On apprécie la joie, on va la partager puis les choses vont recommencer. On verra ce qui se passe en fin de saison, quel est le bilan. Le staff technique, qui porte toutes les responsabilités en cas de défaite, a quand même un peu de mérite dans cette victoire".

Le comportement parfois violent des deux équipes vous embête-t-il?
L.B.: "Au haut niveau, avec la pression, la tension, il se passe des choses. Des deux côtés. De ce point de vue, Chelsea a eu sa part de pression. Ca a commencé avant le match avec les déclarations de l'entraîneur sur l'arbitrage. C'est de bonne guerre. Même si on peut relever des anomalies d'antijeu, sur cette confrontation, je retiens que mon équipe a été plus forte dans tous les domaines".