Bernardo Silva
Bernardo Silva, ici face à Tottenham pour la première journée du groupe E. | AFP

Bernardo Silva, petit monégasque face au grand d’Europe

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Jeune mais déjà essentiel. Il n’a que 22 ans mais sera probablement le joueur à surveiller du côté de Monaco. Cet homme, c’est Bernardo Silva. Le club de la Principauté affronte, ce soir, Manchester City en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. Auteur de sa meilleure saison actuellement et courtisé par de très grands clubs, le n°10 portugais devrait être difficile à retenir cet été. Le match de ce soir participera certainement un peu plus à son éclosion sur la scène européenne.

Co-meilleur buteur en Ligue des Champions, ses deux buts sont déterminants dans le parcours monégasque jusque-là. Il inscrit notamment l’ouverture du score sur la pelouse de Tottenham (1-2) ou égalise encore, dans les derniers instants, face au CSKA Moscou (1-1). Deux réalisations à l’extérieur, de quoi rassurer alors que ce match aller se déroule en terre anglaise.

J.Rothen : « Un joueur capable de renverser un résultat »

Mais Bernardo Silva, en plus d’être buteur, est surtout un organisateur. Le frêle milieu droit (1m73, 65kg) est la plaque tournante du système de Leonardo Jardim. Elu joueur UNFP du mois de janvier, l’ancien de Benfica est devenu incontournable : « Il est peut-être le joueur le plus important de notre équipe » dixit Fabinho, son partenaire sud-américain.

Jérôme Rothen, ex-Monégasque qui a participé à la belle épopée monégasque en 2003-2004 jusqu’en finale de C1, lui dresse même un CV quasi parfait dans L’Equipe : « Il est capable de changer le jeu de Monaco, par sa qualité de passe, son intelligence, sa prise de décision, ses déplacements. C’est un joueur important, une valeur sûre, capable de renverser un résultat. »

Impossible à retenir sur et en dehors du terrain ?

Eliminer des cadors comme le Real Madrid ou Chelsea, Monaco a su le faire il y a treize ans de cela. Cette formation londonienne, battue (3-1) puis tenue en échec (2-2), n’est qu’un exemple parmi d’autres. Car entre Chelsea en 2004 et Tottenham en phase de groupes, s’est intercalé un autre ténor d’Outre-Manche : Arsenal, déjà en huitième de finale, éliminé l’an passé (3-1, 0-2).

Remplaçant à l’époque, il était entré en jeu à la 84e minute du match aller pour délivrer une passe décisive dix minutes plus tard dans le succès (1-3) à l’Emirates Stadium. Dix minutes qui avaient suffi à révéler progressivement un jeune joueur talentueux aujourd’hui devenu indispensable. Mais jusqu’à quand ? « Plusieurs grands clubs européens se sont renseignés sur Bernardo Silva. Il y a des pistes très sérieuses. Mais pour le moment, je ne veux pas rentrer dans les détails » avouait son vice-président, Vadim Vasilyev.

Estimé à (seulement) 25 millions d’euros par le site Transfermarkt, il vaudra certainement beaucoup plus dans les mois à venir. Certaines offensives adverses tournent même autour des 80 millions (Chelsea, Manchester United ?). Les offensives, ce soir, seront attendues et scrutées de près, que ce soit par les défenseurs mancuniens ou les recruteurs britanniques.