Benzema, le porte-bonheur du Real

Benzema, le porte-bonheur du Real

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Tombeur du Bayern Munich (1-0) en demi-finale aller de la Ligue des champions, le Real Madrid s’est notamment reposé sur un impeccable Karim Benzema. En l’absence de Gareth Bale dans le onze, l’attaquant tricolore a brillé en inscrivant l’unique but du match (19e). Or, quand "Benzegoal" marque en C1 (17 matches), les Merengue ne perdent jamais (14 victoires, 3 nuls).

Avant d’ouvrir le score face au Bayern, Karim Benzema n’avait plus marqué depuis sept rencontres. C’était il y a un mois jour pour jour, quand le Français avait réussi un doublé -vain- face au Barça (3-4). Plus tôt en mars, l’attaquant avait frappé une fois contre l’Atlético (2-2), premier rival du Real en Championnat, et deux fois contre Schalke (6-1), en 8e de finale aller de la Ligue des champions.

Benzema, à qui on commençait à reprocher son manque d’efficacité devant le but, est donc bien devenu un homme de grands rendez-vous. Ce mercredi, à Santiago Bernabeu, il ne lui aura pas fallu grand-chose pour confirmer son statut. Moins flashy que Cristiano Ronaldo, moins en vue que Luka Modric -probablement l’homme du match ce soir-, le Français a réalisé 90 minutes impeccables, tout en opportunisme et en efficacité.

Toujours bien placé, il a d’abord poussé le cuir au fond des filets à la 19e minute, profitant d’un service impeccable de Fabio Coentrao au deuxième poteau. Son cinquième but de la compétition, qui combiné à ces cinq passes décisives, fait de lui le joueur le plus polyvalent de la Ligue des champions.

Moins de cinq minutes plus tard, il délivrait une jolie passe en retrait à Di Maria qui frappait sur Neuer (23e). Dans la foulée, il distillait un véritable caviar du gauche à Cristiano Ronaldo, mais le Portugais -qui aurait sans doute gagné à contrôler- envoyait la balle bien au-dessus (26e).

Plus discret ensuite mais toujours menaçant devant les buts de Neuer, jouant le rôle de pivot quand il ne rodait dans la surface, Benzema a fatigué et aimanté jusqu’au bout la défense bavaroise, libérant ses coéquipiers sur les ailes. "C'était difficile de la première à la dernière minute, a-t-il déclaré au micro de BeIN Sport. Dans un grand match comme ça, parfois, on n'a qu'une occasion. Il faut la mettre. C'est ce que j'ai fait". Sans lui, les Madrilènes ne se rendraient pas à Munich en ballotage favorable. De quoi donner ravir Antoine Griezmann, son probable futur partenaire en équipe de France cet été, à Rio.

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer