Renato Sanches Benfica
Renato Sanches | Photo Pedro Lopes / DPI / NurPhoto

Benfica doit marquer son territoire devant le Zenit

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Battu vendredi dernier sur sa pelouse par Porto dans le "classico" portugais, le Benfica Lisbonne va devoir se relancer tout de suite..... Et quoi de plus excitant pour cela que recevoir le Zenit Saint-Petersbourg en 8e de finale aller de la Ligue des Champions. L'équipe russe est la plus lusophone qui soit puisqu'elle est entraînée par un Portugais et compte dans ses rangs trois anciens joueurs du Benfica. Si ce match aura sans doute moins de sel que celui disputé dans le même temps au Parc des Princes entre le PSG et Chelsea, il n'en aura pas moins beaucoup d'intérêt entre deux outsiders de la compétition.

La saison dernière, les deux équipes s'étaient retrouvées en poule, et les Russes avaient gagné deux fois. La défaite à domicile face au Zenit était la première de Benfica sur sa pelouse face à un club russe; les Aigles comptaient jusqu'alors quatre victoires et deux nuls sur les six rencontres précédentes. Plus que jamais, les jeux sont donc ouverts ! Mais cette année, les Lisboètes affichent un esprit de revanche. D'abord parce qu'ils ont besoin de se rassurer après leur revers face à Porto. D'autant qu'après un début de saison difficile ils étaient parvenus à revenir dans le coup au classement, et qu'il s'agit là d'un coup d'arrêt. L'important pour eux est donc de se remettre tout de suite dans la dynamique.

Un problème de rythme ? 

Reste à évaluer l'état de forme des joueurs de deux formations à l'opposé dans leur calendrier: Alors que les Portugais n'ont pratiquement pas eu de coupures dans leur saison et commencent à tirer la langue, le Zénit est toujours en pleine -longue- trêve hivernale et n'a pas encore repris son championnat. Sur le terrain, le Zénit Saint-Pétersbourg et son buteur brésilien Hulk ont été impériaux lors du 1er tour de Ligue des Champions. On attend d'eux qu'ils confirment, même si précisément ils ne sont peut-être plus vraiment dans le rythme. Entre deux équipes aux styles différents, qui n'ont pour objectif que d'atteindre le tour suivant sans se projeter outre-mesure, le match risque d'être intéressant.

Alors qu'il sait qu'il va être très attendu, Rui Vitoria, l'entraîneur de Benfica, se veut pour le moins prudent. Il a loué les qualités de l'équipe du  Zenit, en précisant que ce 8e de finale sera "difficile pour les deux équipes".."Nous avons été parmi les équipes inattendues et nous en sommes arrivés là. Maintenant nous allons affronter un adversaire  qui est régulièrement parmi les 16 meilleurs en Europe. Le Zenit est une équipe solide qui a fait un gros parcours dans la phase de groupes, avec de grands joueurs de qualité, dont beaucoup jouent ensemble depuis une longue période Mais il faut être confiant et nous le sommes. En tout état de cause, la confrontation s'annonce difficile..." a-t-il déclaré. Et il est vrai qu'il est bien difficile de faire un quelconque pronostic sur cette rencontre. Le Benfica aura peut-être un atout, celui de pouvoir prendre un avantage suffisant avant le déplacement en Russie le 9 mars. 

Ce qu'en pensent les ex de Benfica

André Villas-Boas, entraîneur du Zenit: "Nous allons affronter une équipe très expérimentée qui a disputé deux finales de l’UEFA Europa League et deux demi-finales lors des cinq dernières années. Nous connaissons très bien notre adversaire car nous les avons rencontrés en UEFA Champions League la saison dernière. Nous sommes conscients que nous devons beaucoup progresser pour gagner. Ces rencontres seront également compliquées en raison de la longue trêve hivernale dans le championnat russe. Nous devons totalement nous concentrer sur la préparation pour ces matches.

Danny, milieu de terrain du Zenit: "Nous connaissons bien Benfica car nous les avons joués à deux reprises. Nous voulons bien entendu poursuivre notre superbe parcours en Champions League. Ce match à l'extérieur en premier nous donne l'opportunité parfaite de prendre une superbe départ. Au Petrovsky, devant nos supporters, nous serons prêts à continuer d'écrire l'Histoire du Zenit en UEFA Champions League.

Christian Grégoire