Bayern-Arsenal, les 5 raisons d'y croire

Bayern-Arsenal, les 5 raisons d'y croire

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La défaite à l’Emirates Stadium en 8e de finale aller de Ligue des Champions (0-2) face au Bayern Munich laisse peu d’espoirs de qualification à Arsenal. Pourtant, les hommes d’Arsène Wenger ne se déplacent pas en Bavière en victimes, ils veulent y créer l’exploit. Voici pourquoi ils peuvent y croire.

Guardiola se méfie

"Il faut gagner ce match en oubliant ce qui s'est passé à Londres. Si on  cherche à gérer la victoire du match aller, alors on aura de gros problèmes. Tout le monde pense qu'après le 2-0 à Londres, ils n'ont aucune chance. Mais c'est bien là notre problème". En conférence de presse, Josep Guardiola a voulu se prévenir de tout optimisme, la qualification du Bayern en quarts de finale n’est pas déjà entérinée et l’entraîneur espagnol a voulu le rappeler à ses troupes qui marchent sur l’eau en ce moment (16e victoire d’affilée en Bundesliga). En pleine confiance et gargariser par leur succès du match aller, les Bavarois sont largement favoris et ont déjà un pied et demi en quarts. Soit des conditions idéales pour se faire surprendre.

Arsenal a eu des occasions à l’aller, il en aura au retour

"On a  vu ce qui s'est passé à Londres jusqu'au pénalty raté d'Özil. S'il avait  marqué, cela aurait été probablement différent...". Pep Guardiola l’a rappelé, il y a trois semaines, le Bayern Munich n’a pas fait un cavalier seul. Il s’en est même fallu d’une main que le tenant du titre se retrouve mené. Si Manuel Neuer n’avait pas détourné le penalty de Mesut Ozil, le scénario aurait été tout autre.

Car Ozil est attendu au tournant

Le génial meneur allemand était passé à côté de son match aller. Peu inspiré, manquant de tranchant, on a même pu douter de sa motivation quand on observe sa course d’élan lors de ce penalty qui aurait pu tout changer. Trois semaines plus tard, le joueur allemand est attendu au tournant. Repris par son sélectionneur Joakim Low lors de la coupure internationale, il doit une revanche à son équipe. Arsène Wenger l’a dit plus frais. Guardiola qui connaît le joueur pour l’avoir affronter lors des Clasico entre le Barca et le Real est sur ses gardes. "(Mardi) c'est juste sur un match, une finale, tout le monde le sait  et Özil aussi. De par mon expérience, je m'attends toujours à une meilleure  prestation pour ce type de match. Mais je ne veux pas voir Özil contrôler la partie".

Arsenal a déjà battu le Bayern

Mardi soir en rentrant sur la pelouse de l’Allianz Arena, les joueurs d’Arsenal auront en mémoire leur 8e de finale retour disputé il y a un an à Munich. La configuration était à peu près la même que cette saison : une large défaite à l’aller (1-3) et la nécessité de faire l’exploit au retour. Les hommes de Wenger l’avaient frôlé. Une victoire 2-0 insuffisante mais qui avait donné des regrets aux Gunners. En Bavière, personne n’a oublié cette rencontre. "On est averti par rapport à la saison passée, a concédé Müller. Mais je ne  nous vois pas perdre encore 2-0. On déborde de confiance". Méfiance toutefois, puisque les Londoniens sont invaincus en Allemagne en cinq apparitions depuis 2006.

Car l’affaire Hoeness va déstabiliser les joueurs

A Munich, l’affaire qui secoue le Bayern concerne Uli Hoeness. Le patron du club a reconnu ce lundi avoir escroqué le fisc durant des années. Le début du procès à la veille de ce 8e de finale retour pourrait gêner les joueurs. Pour Pep Guardiola, cet épisode devrait au contraire servir de motivation aux joueurs. "C'est la plus importante personne du club et le meilleur moyen de l'aider  est de gagner ce match", a assuré le Catalan.

Benoit Jourdain @BenJourd1