Marco Verratti (PSG)
Marco Verratti (PSG) | AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Barça-PSG : Verratti, Rabiot et Matuidi pas au niveau du milieu adverse

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Verratti, Rabiot et Matuidi avaient été étincelants lors du match aller gagné par le Paris-Saint-Germain au Parc des princes (4-0). Ce retour au Camp Nou a été beaucoup plus dur pour le trio du milieu parisien qui a souffert face à la qualité de transmission des joueurs du FC Barcelone, maîtres du ballon durant la quasi-totalité du match. Busquets, Rakitic, Iniesta voire Rafinha ont pris le dessus en affichant davantage d’envie et une technique irréprochable.

Lors d’une première période quasi parfaite, les Catalans ont réussi 85% de leurs passes contre seulement 61% aux Parisiens, globalement décevants. Dès que Verrati ou Rabiot touchait le ballon, le pressing blaugrana se mettait en route pour empêcher la première relance, l’un des points forts de l’équipe dirigée par Unai Emery. Marco Verratti, pourtant le Parisien le plus sollicité, n’a touché que 29 ballons sur les 45 minutes initiales. Et une bonne moitié dans de mauvaises conditions. Adrien Rabiot se démenait mais il rendait les rares ballons récupérés trop vite. Quant à Blaise Matuidi, il s’énervait à plusieurs occasions contre le bouillant Suarez, prêt à tout pour désarçonner ses rivaux.

Lacunes techniques et énervement

La seconde période reprenait comme la première pour le trident de l’entrejeu. Pressé par le milieu adverse, Rabiot perdait un ballon chaud. Puis Verratti n’était pas loin de voir un penalty sifflé contre lui pour avoir retenu Messi à l’entrée de la surface. Mais le but de Cavani galvanisait les Parisiens et notamment Matuidi, remonté comme une pendule malgré l’avertissement récolté dès le début du match. Peu après l’heure de jeu, Verratti sauvait son camp d’un quatrième but en repoussant un tir de Turan qui prenait la direction des filets. Mais l’Italien a souvent été gêné dans la relance et il a surtout concédé la faute –évitable- qui a amené le sixième et dernier but (90e + 4).

Rabiot et Matuidi ont été encore plus décevants au final, gâchant quelques ballons de relance qui auraient pu soulager l’équipe au plus fort de la tempête. Averti très tôt, l’ancien Stéphanois s’est montré trop nerveux tout au long du match, agacé par la tournure prise par les évènements. Techniquement, il a affiché quelques lacunes criantes, évoluant très loin de son meilleur niveau. Bref, un match à oublier pour le brelan d’As du match aller. Hier, le Camp Nou s’est avéré bien trop grand pour eux.