Giuly Zidane
En 2004, Ludovic Giuly et l'AS Monaco avaient renversé le Real Madrid de Zinédine Zidane. | GERARD JULIEN / AFP

Avant Manchester City, Monaco sait y faire avec les remontada

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Paris et Monaco, la même histoire à l’envers ? Victime de la remontada barcelonaise, le PSG est entré dans l’histoire par la mauvaise porte. L’ASM, de son côté, tentera de créer l’exploit en renversant Manchester City pour son 8e de finale retour de Ligue des Champions. Battu à l’aller (5-3), les Monégasques sont capables de rattraper leur retard. Ils l’ont même déjà fait par le passé. Retour sur des précédents glorieux.

Le Shakhtar Donetsk, le Real Madrid et Fenerbahçe, trois clubs que tout sépare a priori. Pourtant, voilà les noms des trois équipes à être tombées sous la pression de Monaco dans son passé européen. Manchester City pourrait bien s’ajouter au tableau de chasse…

Shakhtar Donetsk, un temps que les Monégasques ne peuvent pas connaître

Pour la première des remontées, c’est près de 30 ans en arrière qu’il faut remonter justement. En 1979-1980, c’est en Coupe UEFA (C3) que le club du Rocher se retrouve après avoir échoué à plusieurs reprises en Coupe des clubs champions européens (C1).

Face à eux, le Shakhtar Donetsk pour un nouveau premier tour et une issue favorable cette fois. Battus 2-1 à Donetsk, le buteur Jean Petit et ses coéquipiers azuréens parviendront à renverser la situation sur le Rocher (2-0). Lors de ce match retour, c’est à un moment clé, dès le retour des vestiaires, que Monaco a repris les choses en main. Des buts de Delio Onnis (48e) et Christian Dalger (53e) permettront cette remontée et la qualification donc.

A cette époque, seul Morgan De Sanctis, gardien remplaçant parmi l'équipe actuelle, était né. C’est dire…

Real Madrid, la plus belle remontada

Autre époque, autre qualification et autre prestige : le Real Madrid, lors de la saison 2003-2004. C’est cette fois en Ligue des Champions que l’ASM brille et impressionne même. Face aux Galactiques (Zidane, Figo, Ronaldo, Raul, Beckham, etc.), l’armada monégasque va s’offrir le plus beau succès de son histoire européenne.

Un succès (5-5, au cumulé) arraché à la différence de buts à l’extérieur et en demi-finale de la compétition qui plus est. Comme en 1979, la défaite à l’extérieur (4-2) ne démoralise pas les troupes et Monaco va savoir rebondir à Louis II. Emmenée par son capitaine et double buteur, Ludovic Giuly (45e, 66e), la bande à Didier Deschamps va venir à bout du grand Real (3-1) au terme d’une seconde période maîtrisée. Un exploit !

Fenerbahçe, un exemple pas si lointain

Moins prestigieux mais plus récent, Monaco devra aussi s’inspirer de sa double-confrontation face à Fenerbahçe, à l’été 2016. Vaincu 2-1 à l’aller dans la chaude ambiance d’Istanbul, le club de la Principauté va là encore faire preuve de sang froid pour arracher la qualification sur la Côte d’Azur (3-1) au match retour. Une qualification déterminante au troisième tour préliminaire qui lui a permis d’en arriver là.

Valère Germain (3e, 65e) et Falcao (18e, sp) démontraient déjà leur efficacité, Bernado Silva n’entrait en jeu que dans les derniers instants et Kylian Mbappé n’était même pas dans le groupe. Le témoignage d’une équipe qui a su évoluer et est devenue meilleure attaque d’Europe. Avec de tels arguments, Manchester City peut craindre le pire. Et Monaco espérer le meilleur.