Sergio Ramos - Real Atlético 2013/2014
Sergio Ramos (Real Madrid - Atlético en 2013/2014) | MIGUEL RIOPA / AFP

Atlético-Real Madrid, une affiche revanche deux ans après

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Tombeur de Manchester City (0-0, 1-0), le Real Madrid retrouvera l’Atlético Madrid en finale de la Ligue des champions le 28 mai à Milan. Les Merengue partiront légèrement favoris du fait de leur talent supérieur mais les Colchoneros savent s’y prendre mieux que n’importe qui pour faire déjouer l’adversaire. Ce choc madrilène, en attendant un éventuel FC Séville-Villarreal en C3, consacre en tous cas la mainmise des clubs espagnols sur l’Europe du foot.

Ce n’est plus la Ligue des champions, c’est la Liga ! Pour la troisième fois consécutive, la finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes couronnera un représentant du championnat d’Espagne. Après le Real en 2014 et le Barça au printemps dernier, un club ibérique est assuré de conserver la coupe aux grandes oreilles au royaume puisque l’affiche de l’ultime rendez-vous opposera cette saison la Maison Blanche à son rival local.

Le souvenir de Lisbonne

Le 24 mai 2014, les spectateurs de l’Estadio da Luz avaient assisté à un très bon match entre deux équipes aux styles diamétralement opposés. Menés 1-0 sur un but de Godin (36e), les joueurs de Carlo Ancelotti avaient copieusement dominé la rencontre pour finir par égaliser après trois minutes d’arrêts de jeu par une tête de Sergio Ramos sur le corner de la dernière chance. Les Albirrojos s’étaient ensuite effondrés, encaissant d’abord un but de Gareth Bale (110e) sur un centre d’Angel Di Maria, étincelant ce soir-là, puis deux autres signés Marcelo et Cristiano Ronaldo dans les deux dernières minutes de la prolongation (4-1, score final).

77% de réussite en finale de C1 pour le Real

Dans trois semaines et demi au stade Giuseppe Meazza, l’Atlético de Diego Simeone tentera de prendre sa revanche sur l’ogre madridiste (10 C1 gagnées depuis 1956 en 13 finales et aucune de perdue depuis 1981 contre Liverpool (0-1) au Parc des Princes) et sur le sort (deux échecs douloureux, celui de 2014 et la finale en deux temps devant le Bayern Munich en 1974, 1-1 puis 0-4). Le Real reste sur quatre succès consécutifs en finale : 1-0 contre la Juventus (1998), 3-0 face à Valence (2000), 2-1 devant le Bayer Leverkusen avec la splendide reprise de volée de Zizou, et 4-1 (ap) contre le rival en 2014.

L’atout Griezmann

A quoi peut donc se raccrocher l’Atlético pour faire mentir les statistiques ? Déjà, à sa capacité à contrer les meilleurs. Que ce soit contre le FC Barcelone (1-2, 2-0) ou le Bayern (1-0, 1-2), les Matelassiers ont disposé d’équipes plus fortes sur le papier, ce qui sera le cas en finale. Ils savent qu’ils n’ont pas forcément besoin de faire le jeu pour gagner tandis que le Real aime avoir la maîtrise du jeu. L’Atlético a tout pour casser le rythme des Blancs et placer quelques contre-attaques meurtrières. Antoine Griezmann, en forme internationale depuis quelques mois, sera son atout numéro 1 même si Koke, Saul Niguez ou Fernando Torres peuvent également réussir des prouesses.

Zidane-Simeone, choc de styles

Après, la logique veut que la formation dirigée par Zinedine Zidane, plus complète, vienne de nouveau à bout de son adversaire : CR7 reste capable de planter n’importe quand, Gareth Bale garde un gros volume de jeu et il est décisif dans les grands rendez-vous, et Benzema sera probablement de retour, apportant son science du décalage. Seule inconnue : le Real n’a affronté que des "seconds couteaux" pour rejoindre Milan (Roma, Wolfsburg et City). Il devra clairement hausser le ton pour désarçonner un "Atléti" qui ressemble un peu à l’Inter Milan de Mourinho, lauréat de l’épreuve en 2010. En fait, c’est probablement l’équipe qui assurera le tempo du match qui l’emportera. Au-delà des duels sur le terrain, c’est du résultat de la bataille tactique entre Simeone et Zidane que sortira le vainqueur. Et il sera grand, sans aucun doute.

Grégory Jouin @GregoryJouin