Antoine Griezmann, Atletico Madrid, Ligue des champions
Antoine Griezmann au duel avec un joueur du Bayer Leverkusen | DPA - FEDERICO GAMBARINI

Atletico Madrid-Bayer Leverkusen : L'Atletico Madrid n'a pas eu à forcer pour se qualifier

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Sans brio mais sans risque inutile, l'Atletico Madrid a parfaitement contrôlé Leverkusen (0-0) mercredi en huitième de finale retour de Ligue des champions, profitant de sa victoire 4-2 à l'aller pour atteindre les quarts de l'épreuve pour la quatrième saison d'affilée.

Au stade Vicente-Calderon, on a retrouvé l'Atletico dans son style le plus emblématique: ennuyeux, certes, mais efficace. Et puisque l'avantage acquis au match aller ne contraignait pas les vice-champions d'Europe en titre à marquer mercredi soir, ils ont géré le score avec métier et brillé surtout dans l'exercice défensif. Le meilleur joueur "colchonero" ? Sans doute le portier slovène Jan Oblak, auteur d'une triple parade sur la même action qui a subitement réveillé le public madrilène (68e) dans un match qui ronronnait.

Soudain debout, le peuple "rojiblanco" a chanté les louanges du portier et applaudi à tout rompre quand Oblak s'est à nouveau interposé sur une frappe tendue de Karim Bellarabi (73e). C'était le moment le plus notable d'une partie gérée sans états d'âme et sans frayeur par l'entraîneur Diego "Cholo" Simeone. Et le public a eu beau réclamer l'entrée en jeu de Fernando Torres au cri de "Cholo, sacalo" ("Cholo, fais-le entrer"), le technicien argentin n'a pris aucun risque et n'a pas lancé l'attaquant international espagnol, qui était tout juste de retour dans le groupe après avoir subi un traumatisme crânien en plein match début mars.

Griezmann mal récompensé

Pour le reste, l'Atletico a bien géré son affaire, malgré plusieurs déboulés dangereux du Bayer Leverkusen en début de match. Citons cette frappe de Kevin Volland trop croisée (4e), ou cette reprise de "Chicharito" Hernandez au-dessus de la transversale (21e). Mais l'équipe de Diego Simeone ne s'est jamais affolée, en dépit des absences de plusieurs grands noms comme le capitaine Gabi, le latéral Filipe Luis (suspendus), ou l'avant-centre français Kevin Gameiro (abdominaux).

L'Atletico, de son côté, a aussi eu de belles occasions dans le sillage d'un Antoine Griezmann très inspiré mais mal récompensé. Précieux par ses appels, précis dans ses remises, "Grizi" a été l'attaquant "colchonero" le plus dangereux. Et son splendide lob excentré a frôlé la lucarne opposée (57e), puis sa frappe puissante en bout de course s'est envolée au-dessus du cadre (70e).

Quatre à la suite

Faute de marquer, le Français a failli faire marquer: sa délicieuse aile de pigeon au-dessus de la défense aurait mérité mieux (10e). Et après une déviation impeccable de sa part dans la course d'Angel Correa, il a vu son partenaire argentin perdre son duel avec le gardien allemand Bernd Leno (38e), auteur d'un autre sauvetage devant Koke (40e). En seconde période, c'était au tour d'Oblak de se mettre en évidence, et le score est resté nul et vierge.

Bref, une qualification sans histoire pour l'Atletico Madrid, présent dans le top 8 européen pour la quatrième année d'affilée. Comme d'habitude, le finaliste de la C1 en 2014 et 2016 devrait être l'un des grands épouvantails du tirage au sort prévu vendredi. Et au vu du mur défensif édifié mercredi, très peu d'équipes européennes peuvent se réjouir d'affronter un adversaire aussi coriace derrière...

AFP