Arsenal OM
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Arsenal-OM: Arsenal plombe Marseille

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Auteurs d'une prestation indigne de la ligue des champions, les Marseillais ont logiquement mis les deux genoux à terre, ce mardi soir face à Arsenal (2-0). L'OM, qui alignait au coup d'envoi une équipe largement remaniée, est bien parti pour battre le triste record du plus faible nombre de points jamais affiché par un club français en C1. Dans l'autre match du groupe F, Dortmund (3-1) s'est imposé contre Naples et reste dans la course.

Le coup d’envoi n’avait même pas été sifflé que l’affaire semblait déjà entendue. Elie Baup avait décidé de faire tourner, tandis que les Gunners, non certains d’être qualifiés pour les phases finales de la mythique compétition européenne, entraient sur la pelouse de l’Emirates le couteau entre les dents. Avant cette rencontre, les joueurs de Wenger pointaient à la première place du groupe à égalité de points avec Naples, et voyaient dans leurs rétroviseurs les Allemands de Dortmund bien décidés à leur asséner une queue de poisson.

Contre Arsenal, le coach marseillais a fait quelques choix énigmatiques. Comme si le championnat de France était une fin en soi, et que sauver l’honneur en Ligue des Champions était la dernière de ses priorités. Imbula occupait pour la première fois de sa carrière le poste de N°10, Lemina, qui n’avait jamais été aligné d’entrée, était chargé de la récupération. Sur les ailes, pas de Thauvin ni de Valbuena, mais Jordan Ayew et Saber Khalifa. Privilégier le championnat a un prix, et Wilshere s’est chargé de leur faire payer.

Mandanda seul au monde 

Si le lexique militaire était d’usage ce soir, on qualifierait cette rencontre de "guerre éclair". Dès la première minute de jeu, Wilshere accélérait sur la droite, repiquait dans l’axe, pénétrait dans la surface de réparation, crochetait aisément Mendes et expédiait une merveille de frappe enroulée dans la lucarne gauche de Mandanda (1-0). Arsenal jouait facile, l’OM souffrait le martyr. Même Bacary Sagna, pourtant loin d’être réputé pour la qualité de ses centres, était dangereux. Devant, ça n’était pas mieux : à la 20e minute, après une bonne percée de Jordan Ayew, Gignac héritait du ballon dans la surface mais tergiversait trop, voyant Szczesny se jetait à ses pieds.

Le danger venait de partout. A la 36e, Montreal réalisait un superbe coup du sombrero sur N’Koulou, contraint de faucher l’intéressé. L’arbitre de la rencontre n’hésitait pas une seule seconde : penalty. Problème, l’arrière gauche des Gunners était en dehors de la surface. Pas tellement un souci pour Mandanda, qui se substituait à la justice : le gardien international, déjà auteur de quelques parades de classe, s’imposait face à Ozil.

L’OM bien parti pour entrer dans l’histoire

Mais les Marseillais ne revenaient pas du vestiaire avec de meilleurs intentions. A la 54e, Özil, en chef d'orchestre, réalisait une superbe louche vers Giroud, qui tentait soudainement sa chance depuis l'angle gauche de la surface. Sa tentative était détournée par Abdallah, tout proche de tromper Mandanda. Le doublé de Wilshere, à la 65e, venait concrétiser une domination toujours outrageuse.

Les entrées de Thauvin et Valbuena, si elles ont eu le mérite de donner quelques (petites) sueurs froides aux Gunners, ne changeaient pas grand-chose. Arsenal filait en tête du groupe, et l’OM dégringolait un peu plus dans les bas fonds du groupe F. Mais il y a pire : si les Marseillais ne s’imposent pas dans deux semaines face à Dortmund, l’OM détiendra le pire bilan d’un club français en ligue des champions.

Vidéo : la réaction d'Elie Baup après le match

Dortmund revient dans la course

Si ça sent très bon pour Arsenal (12 points), rien n’est encore joué dans le Groupe F. Vainqueurs du Napoli (3-1), les Allemands de Dortmund recollent à l’équipe coachée par Benitez (9 points), grâce à des buts de Reus, Blaszczykowski et Aubameyang. Autrement dit, les trois premiers de la poule joueront leur qualification lors de la dernière journée de la C1. Pas une bonne nouvelle pour l’OM, qui affrontera une équipe de Dortmund qui a impérativement besoin d'une victoire.

Jean Charbon