Arsène Wenger
Arsène Wenger | AFP

Arsenal: Arsène Wenger dans le collimateur

Publié le , modifié le

Arsène Wenger se retrouve une nouvelle fois pris dans la tempête après des choix tactiques surprenants mardi lors de la défaite d'Arsenal à domicile contre l'Olympiakos (3-2), qui menace grandement sa survie en Ligue des champions.

Personne n'a ainsi vraiment compris pourquoi le Français de 65 ans a laissé  sur le banc Petr Cech et titularisé le gardien David Ospina. D'autant que le  Colombien, qui cristallise les rancunes, lui a bien mal rendu sa confiance en  encaissant un 2e but casquette. Ce revers, après celui à Zagreb contre le Dinamo (2-1) et surtout avant le  double affrontement contre le Bayern Munich, risque bien de laisser une trace  indélébile alors que la cote continentale de clubs anglais est déjà au plus bas. Après avoir tiré à boulets rouges contre l'entraîneur, les supporteurs et  les suiveurs d'Arsenal, habituellement bien disposés à l'égard de Wenger, exigent maintenant des réponses.

"Le choix de Wenger de titulariser Ospina me dérange vraiment", regrette  ainsi Ian Wright, l'ex-buteur maison. "C'est un match qu'il faut gagner.  Pourquoi choisir Ospina? C'est une vraie question pour l'entraîneur. C'est une  grosse erreur". "Si vous être l'entraîneur d'Arsenal, que vous venez pour la première fois  depuis longtemps de recruter un grand gardien, il faut le faire jouer", assure  lui l'ex-Red Mark Lawrenson. "La victoire était impérative, surtout avant  d'affronter le Bayern. Et vous encaissez trois buts à domicile ? Contre  l'Olympiakos qui n'avait jamais gagné en Angleterre ?" Vu les récents parcours chaotiques des Gunners en C1, avaient-il les moyens  de procéder à six changements en Croatie, et encore cinq mardi ? Cela ne  traduit-il pas une certaine forme de suffisance ? D'autant que, en s'obstinant avec le très peu influent Mesut Özil au  détriment d'Aaron Ramsey qui a changé le visage de son équipe en entrant à  l'heure de jeu, l'Alsacien s'est exposé sur un autre front.

"Arsène a toujours une excuse..."

"C'est le pire match d'Arsenal en Europe de l'ère Wenger", a même tonné  Piers Morgan, supporteur affiché et chroniqueur célèbre. "Arsène a toujours une  excuse qui l'absout, que ce soit le stade, ses dépenses, le board ou la météo.  Depuis hier, c'en est fini des excuses. Maintenant, c'est lui. Je n'ai rien contre lui. Il a été brillant les huit premières années de son mandat. Mais il  y en aura encore combien avec cette choquante médiocrité ?" Après avoir rappelé que ces derniers mois Anderlecht et Monaco s'étaient  également offert trois buts à l'Emirates, le "journaliste-aboyeur" milite ouvertement pour l'arrivée de Jürgen Klopp.

La proximité du choc dimanche contre le leader Manchester United, alors que les Gunners sont 4e, ne peut tout expliquer. Dans une configuration similaire,  les Londoniens avaient ainsi perdu sur toute la ligne en s'inclinant déjà à Chelsea (2-0) trois jours après la claque Zagreb. Ce qui est sûr, c'est que les clubs anglais, nourris sous perfusion par l'immensément généreuse Premier League, ont moins besoin des subsides de l'UEFA  que les autres clubs européens. Wenger, qui a bien vu les nuages s'amonceler rapidement autour de sa tête après cette 4e défaite en 11 matches, a donc préféré sortir les crocs en  conférence de presse plutôt que, une nouvelle fois, le parapluie.

"Je fait des choix, c'est moi le responsable", a-t-il coupé. "Je sais des choses que vous ne connaissez pas, que vous ignorez. On ne peut pas faire une  équipe en organisant un sondage avant. Honnêtement, je ne veux pas avoir cette  discussion avec vous". "Je n'ai pas à vous dire pourquoi, je n'ai pas à m'asseoir ici pour vous  donner des explications après chaque décision que je prends. Cech avait  ressenti une alerte avant Leicester et je n'ai pas voulu faire un pari. Ce  n'est pas pour ça que l'on a perdu", a-t-il encore assuré. Mais si Cech était  déjà blessé samedi, pourquoi alors l'avoir fait jouer chez les Foxes?

AFP