Glik Fabinho
Glik et Fabinho n'ont pas su contenir Higuain hier. | MANUEL BLONDEAU / AOP PRESS / DPPI

Après Manchester City et Dortmund, encore un retour de folie de Monaco face à la Juventus ?

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Une leçon de réalisme. Voilà comment bon nombre d’amateurs de football ont qualifié la victoire de la Juventus Turin à Monaco (0-2), mercredi, en demi-finale aller de la Ligue des Champions. Une coupe d’Europe où l’ASM a déjà impressionné mais qui semble toucher ses limites. Même avec 3,1% de chances de se qualifier, les Monégasques se présenteront en Italie mardi prochain pour renverser la situation et avec des arguments déjà observés face à Manchester City ou Dortmund.

Deux buts marqués, aucun encaissé. La Juventus continue d’installer son modèle gagnant sur la Ligue des champions et cette fois, c’est le dernier représentant français qui en a fait les frais.

S’inspirer de la solidité défensive de la Juve

Personne ne peut se vanter comme les Turinois d’être imprenable derrière en ce moment et surtout pas Monaco. Là où Gianluigi Buffon et ses partenaires n’ont plus encaissé de but depuis 623 minutes en Ligue des Champions, le club du Rocher concède 1,64 buts/matches dans la compétition cette saison. Cette saison, la Juventus est la meilleure défense de la compétition avec 2 buts encaissés seulement contre 18 pour l'AS Monaco. 

S’il y a donc une première chose à régler au retour, c’est bien la défense. L’arrière-garde Glik-Jemerson n’était pas aux abois mais a tout de même laissé des espaces bien exploités par Gonzalo Higuain. Mais le plus grand trou venait surtout du côté gauche où Djibril Sidibé était titularisé pour la première fois depuis le 1er avril en l’absence de Benjamin Mendy. Un couloir d’où viennent les deux réalisations italiennes.

Retrouver le couloir gauche qui avait enflammé Dortmund

Un couloir qui a fait défaut tant sur le plan défensif qu’offensif d’ailleurs. En l’absence d’un des centreurs les plus réguliers et efficaces de France en la personne de Benjamin Mendy, le côté gauche était handicapé. Thomas Lemar est, lui, apparu perturbé.

Pourtant, c’est ce couloir gauche qui avait fait des miracles contre le Borussia Dortmund au match retour (3-1). Benjamin Mendy avait parfaitement combiné avec Thomas Lemar, qui avait réalisé deux passes décisives dans ce match. L’attaquant avait également mieux épaulé son défenseur dans le repli qu’il ne l’a fait face à la Juve hier. La paire est complémentaire et il faudra au moins cela pour espérer en Italie.

S’imposer au milieu comme face à Manchester City

De même, il faudra un milieu bien plus investi et moins friable. "Sur le second but, je suis un peu fautif, quitte à perdre le ballon, j’aurais dû le mettre en touche. La Juve a été meilleure", résumait froidement Tiémoué Bakayoko. Le milieu français a été fautif quand son acolyte brésilien, Fabinho, était lui absent des débats, dépassé.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, c’est ce même duo au milieu qui avait donné la leçon aux Anglais. Manchester City a été renversé au match retour (3-1) grâce, en grande partie, aux deux hommes. Avec un but chacun, 83% de passes réussies et des attaques annihilées, Bakayoko et Fabinho était au cœur du jeu en réalisateurs et producteurs. Hier, ils ont ralenti les leurs et coûté cher par des erreurs d’appréciation. A ne pas reproduire, évidemment, si les chances de qualification veulent rester intactes.

Adrien Fonteneau @Adri_Fntn