José Anigo
L'entraîneur de l'OM José Anigo | AFP - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Anigo:"montrer d'autres valeurs"

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L'entraîneur José Anigo, qui va diriger l'équipe de Marseille mercredi contre Dortmund lors de la 6e et dernière journée de la phase de poules de la Ligue des champions, après l'éviction surprise samedi d'Elie Baup, souhaite que ses joueurs "montrent d'autres valeurs" car, jusqu'à maintenant, "le boulot n'a pas été fait" et rappelle que la Coupe d'Europe lui "réussit plutôt bien" avec seulement deux défaites en 12 matches.

Dans quel système comptez-vous jouer sachant que Valbuena (épaule),  André Ayew (genou), Nkoulou et Romao (tous deux suspendus) sont absents ?
José Anigo
: Il est difficile de changer de schéma en ayant peu de séances  d'entraînement. L'idéal, c'est de rester dans l'organisation qu'on maîtrise le  mieux, qui peut évoluer en cours de match ou même avant. Mais, aujourd'hui, la  priorité c'est d'essayer de donner un visage différent, plus qu'une option  tactique différente.

Depuis samedi, avez-vous le sentiment d'avoir pu agir sur l'état  d'esprit des joueurs ?
J A
: Je n'ai pas cette prétention là, vous verrez vous-même si le groupe  réagit. Elie a fait du bon boulot, Steve (Mandanda) l'a dit, la situation  d'Elie a été en partie compliquée car les joueurs n'ont pas fait ce qu'il  fallait faire. Déjà, il faut qu'on entre avec un état d'esprit différent de  celui montré face à Nantes (défaite de l'OM 1-0).

Cette honte d'avoir zéro point après cinq matches de Ligue des  champions, vous la ressentez ?
J A
: Je ne parle pas vraiment de honte, c'est surtout le boulot qui n'a pas  été fait. On a zéro point, effectivement, mais on aurait pu prendre un point à  la maison face à Arsenal (défaite 2-1). A Dortmund (défaite 3-0), on n'a pas  fait un mauvais match. En Ligue des Champions, on n'a pas été si mauvais que  ça, sauf le match à Arsenal (défaite 2-0), et même à Naples (défaite 3-2) on  aurait pu faire mieux. Demain (mercredi) contre cette équipe de Dortmund qui  est une référence pour nous, on a intérêt à y mettre d'autres valeurs. Les  joueurs ont pris conscience qu'il faut changer quelque chose dans leur état  d'esprit.

Quelle est la touche Anigo ?
J A
: C'est plutôt un mélange de tout. Je ne mets pas les gants avec les  joueurs, j'ai cette proximité avec eux, je les connais. Ce n'est pas comme si  j'étais parachuté dans un club. La plupart des joueurs, on arrive à cerner  leurs défauts et leurs qualités. Oui, on va changer les choses dans l'état  d'esprit, dans l'engagement. Il y aura certainement beaucoup de choses qui vont  changer.

Le président Labrune vous a enlevé une pression en disant que le match  le plus important était celui à Lyon dimanche...
J A
: Oui, le président a enlevé le pression en paroles. Mais comment  l'expliquer aux supporteurs? Ils viennent pour voir une équipe qui peut être  certes battue, encore qu'on va se dépouiller, mais c'est ce qu'on va mettre  dans le match qui déterminera la tendance dans les tribunes. Ce match  conditionne le match à Lyon qui peut être mieux engagé en fonction de ce qu'on  fera demain (mercredi).

A quoi vous attendez-vous personnellement pour votre retour sur le banc ?
J A
: La Coupe d'Europe, c'est quelque chose qui m'a plutôt bien réussi. Je ne  crois pas avoir perdu beaucoup de matches, deux sur 12 en fait. Je me dis que  peut-être dans cette compétition on a un brin de chance qui me suit. On va  essayer de rendre la tâche difficile à Dortmund, ce serait bien qu'on arrache  quelque chose pour sortir de la compétition proprement.

AFP