A 10 contre 11, Porto finit par tomber à domicile contre la Juventus

A 10 contre 11, Porto finit par tomber à domicile contre la Juventus

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Réduit à dix dès la 27e minute, le FC Porto a tenu le choc pendant plus de 70 minutes, avant de craquer contre la Juventus Turin (2-0) en 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Totalement dominé sur son propre terrain, le club portugais n'a pas réalisé de miracle face à une formation transalpine sérieuse et appliquée.

La Vieille Dame est un diesel. Quarante-cinq premières minutes à dominer (71% de possession, 8 tirs contre 2, 4 corners à 0) sur le terrain de Porto, dont près de vingt à 11 contre 10, n'ont pas suffi pas à la Juventus à trouver le chemin des filets lors de la première période. Une habitude pour cette équipe, qui compte parmi les candidats à la victoire finale dans cette Ligue des Champions. 

Même la frappe soudaine et surpuissante de Dybala dans le temps additionnel de la première période n'a pas modifié cette habitude des Turinois, puisqu'elle s'est écrasée à la base du poteau. Pourtant, ceux-ci ont inscrit au moins un but lors de leurs 22 derniers matches, toutes compétitions confondues. Alors, forcément, en jouant à 11 contre dix suite à l'expulsion de l'arrière de Porto Telles, coupable de deux interventions grossières en moins de deux minutes pour un carton jaune à chaque fois, la victoire devait être la finalité de cette rencontre.

Mais l'abnégation des Portugais, leur organisation défensive et leur solidarité, ont paru éteindre les rêves de victoire des Bianconneri. La frappe de Khedira à l'heure de jeu n'a fait que frôler les montants de son ancien coéquipier au Real Madrid, Iker Casillas, tout comme celle enroulée par Higuain (65e). Ces filets sont restés inertes jusqu'à la 72e minute, avec une remise involontaire d'un joueur de Porto dans la course de Pjaca, qui avait tenté un une-deux avec Dybala, et qui fusillait en force le portier du FC Porto (1-0).

Et une minute après, tout juste entré en jeu, Daniel Alves battait à son tour le portier espagnol qu'il a si souvent affronté lors du Clasico. Un centre d'Alex Sandro, un contrôle de la poitrine enchaîné avec une volée, et le tour était joué. Les deux buteurs étaient entrés en jeu quelques minutes avant leur réalisation. Cela s'appelle un coaching gagnant.

Plus que deux buts coup sur coup, la Juventus a surtout fait un grand pas vers les quarts de finale.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze