Ligue des Champions : Lyon a encore pu compter sur l'éternelle Eugénie Le Sommer

Publié le , modifié le

Auteur·e : Guillaume Poisson
Le Sommer
La joie d'Eugénie Le Sommer après son ouverture du score. | AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

La star de l'Olympique Lyonnais Eugénie Le Sommer a une nouvelle fois réalisé une finale sensationnelle. A 31 ans, elle a remporté sa 7e Ligue des Champions avec l'OL et s'affirme encore un peu plus comme l'une des plus grandes attaquantes de l'histoire du jeu.

Ce mois d'août 2020 aura sans doute été l'un des plus riches vécus par Eugénie Le Sommer. Le 13, elle épousait son compagnon avec qui elle formait un couple depuis l'âge de 18 ans. Le 30, elle remporte la 7e Ligue des Champions de sa carrière en inscrivant un but (et demi) en finale. Que demander de plus ? Alors qu'elle n'était pas censée être titulaire en pointe, l'attaquante a profité de la suspension de Nikita Parris pour jouer cette finale. Elle n'a pas manqué son rendez-vous. Comme toujours. 

 

à voir aussi Ligue des champions (F) : plus que jamais au sommet de l'Europe, Lyon remporte une 5e couronne consécutive face à Wolfsbourg (3-1) Ligue des champions (F) : plus que jamais au sommet de l'Europe, Lyon remporte une 5e couronne consécutive face à Wolfsbourg (3-1)

Un but, une présence 

Elle avait pourtant perdu l'habitude d'être alignée en pointe. Mais il ne lui a même pas fallu de temps d'adaptation en début de match. D'emblée, elle a semblé marcher sur l'eau, comme nourrie par l'enjeu. "Ça fait quelques matches que je n'ai pas joué dans ce rôle, mais au mois de janvier, en Coupe de France, je m'y étais sentie très bien, avait-elle indiqué avant le match. J'aime être dans la surface, marquer des buts, être décisive" Son ouverture du score à la 12e minute de jeu est un modèle d'action pour une numéro 9, plein de sang-froid et de flair. Elle a également su se muer en point d'appui pour ses ailières, auteures d'un match sensationnel en partie grâce à cet appui. Sa relation avec Delphine Cascarino a fait des étincelles. 

La vista des grands matchs 

Dans une interview à nos confrères de l'Equipe, elle estimait qu'elle était avant tout une "compétitrice". "Même un tennis-ballon ou un jeu de passes à l'entraînement, je veux le gagner. À six ans, c'était pareil. Défendre nos titres, ça donne un sentiment de force supplémentaire". Cela s'est bien vu ce dimanche. A son poing rageur après son ouverture du score. Mais aussi à ses replacements constants, à son travail défensif (rare pour une numéro 9) et à sa capacité à tenir 85 minutes quasiment sans baisser d'intensité. Car même quand l'OL a baissé sa garde, même après la réduction du score de Wolfsbourg, Eugénie Le Sommer a gardé sa lucidité lors des rares incursions dans la défense adverse. C'est elle qui laisse le ballon passer pour Cascarino sur l'action qui amène au corner décisif, à la fin du match. C'est elle qui frappe cette volée hors-cadre sur l'action du 3 buts à 1. 

Cette finale n'est que la dernière d'une longue série de grands matchs - et de compétitions réussies - de la part d'Eugénie Le Sommer, jamais meilleure que lors des grandes occasions. Le Sommer fait ainsi partie des dix meilleures joueuses UEFA depuis 2015 et de l'équipe-type de la Ligue des champions depuis 2016 (sans compter la saison 2019-2020). Elle n'est plus qu'à un but du podium des meilleures buteuses de l'histoire de la Ligue des champions. Son âge (31 ans) ne semble pas la ralentir et, si ce n'est un contrat qui arrive bientôt à son terme (en 2021), rien n'indique que son aventure lyonnaise s'arrêtera bientôt, au contraire. Alors, coiffée de sa 7e couronne européenne, jusqu'où ira Eugénie Le Sommer ?