Ligue des Champions : Lyon concède le nul face à Hoffenheim au terme d'un match fou

Publié le , modifié le

Auteur·e : Mathieu Aellen
Memphis Depay
Memphis Depay | THOMAS KIENZLE / AFP

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Dominé une majeure partie de la rencontre, l'Olympique Lyonnais a concédé le nul dans les dernières secondes face à Hoffenheim au terme d'un match complètement fou (3-3). Lyon reste invaincu mais glisse à la deuxième place du groupe F, derrière Manchester City, vainqueur 3-0 face au Shakhtar Donestk.

Lyon est passé par tous les états. En tête à quelques secondes du coup de sifflet final, les Lyonnais ont finalement concédé l'égalisation dans les dernières secondes face à Hoffenheim, accroché sur le gong au terme d'un match complètement fou (3-3). Un scénario cruel mais terriblement logique, au terme d'un match que les Lyonnais n'auront pratiquement jamais maîtrisé, malgré vingt bonnes premières minutes. Un Lyon au double visage qui manque l'occasion de mettre son adversaire du jour à cinq points et de rester en tête du groupe F.

Opérations portes ouvertes

Comme souvent cette saison, Lyon a offert du bon et du très mauvais. Le bon d’abord, pendant vingt minutes. Mordants d’entrée de jeu, avec une volonté de se projeter vite vers l’avant, les Lyonnais profitent d’une défense allemande hésitante pour se procurer les premières occasions. Mais Bertrand Traoré trouve le poteau après un bon une-deux avec Ndombele (2e) alors que Terrier (4e) et Depay (5e) butent sur Baumann et la défense allemande. Un temps fort de vingt minutes finalement concrétisé à la demi-heure de jeu, sur une offrande de l'arrière-garde d'Hoffenheim. Sur une relance de Baumann, Vogt tergiverse sous le pressing de Traoré, qui en profite pour ouvrir le score (0-1, 29e). Un but qui a rapidement laissé place à une opération portes ouvertes au sein d'une défense de l'OL en apnée. Un open bar dont n'a pas manqué de profiter Andrej Kramaric, étrangement seul dans la surface lyonnaise pour s'offrir un doublé quasi-identique sur deux enchaînements contrôle poitrine-demi volée parfaits (1-1, 32e ; 2-1 47e).

Comme face au Shakhtar, où il avait su remonter un retard de deux buts, Lyon a peiné mais a su montrer qu'il avait du caractère. Résistant aux nombreux assauts allemands, l'OL a repris l'avantage au forceps grâce à deux exploits individuels. Trouvé en profondeur, le nouvel international Tanguy Ndombele surprenait Baumann d'une frappe sèche au premier poteau (2-2, 59e) avant que Memphis Depay ne fasse parler sa puissance face à l'apathie de la charnière allemande pour remettre l'OL devant au tableau d'affichage d'une frappe croisée du gauche (2-3, 67e).

Mais Lyon ne serait pas Lyon sans un énième retournement de situation. Si Anthony Lopes a longtemps retardé l'échéance devant Kramaric (70e) et Schulz (71e) tandis que Vogt voyait sa tête frôler le cadre (88e), Hoffenheim a fini par punir les hommes de Bruno Genesio de leurs nombreux errements défensifs. A l'affut d'un dernier centre, Joelinton a permis aux Allemands de recoller in-extremis sur leur 25e tentative du match (3-3, 90e+1). 

Proche du hold-up parfait, Lyon concède un nul logique mais au goût amer, et pourra s'en vouloir d'avoir manqué l'occasion de faire un grand pas vers les huitièmes de finale. S'ils laissent la première place du groupe F à Manchester City, les joueurs de Bruno Genesio restent néanmoins invaincus et comptent  trois points d'avance sur Hoffenheim et le Shakhtar Donestk.