Jean-Louis Borloo, Bernard Casoni, VAFC, Valenciennes
Le président Jean-Louis Borloo et l'entraîneur Bernard Casoni au centre d'entraînement de Valenciennes | CITIZENSIDE/MEHDI SOARES / CITIZENSIDE.COM

Valenciennes entame sa renaissance

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Après avoir gagné la bataille des tribunaux, Valenciennes est revenu aux terrains avec la présentation du nouvel entraîneur Bernard Casoni. L'ancien coach d'Evian ainsi que le président nordiste Jean-Louis Borloo en ont profité pour assurer qu'il n'y aurait pas de miracle et que le VAFC devait se préparer à souffrir en début de saison.

La vie du club de foot de Valenciennes reprend son cours normal. Après l'intervention décisive de Jean-Louis Borloo devant la DNCG pour sauver la formation nordiste, le terrain est revenu au coeur des préoccupations. Au cours d'une conférence de presse improvisée au bord de la pelouse du centre d'entraînement du VAFC, l'ancien ministre a présenté le nouvel entraîneur valenciennois Bernard Casoni. Sans club depuis son éviction du banc de l'AJ Auxerre en mars, l'ancien défenseur latéral a eu le temps de se régénérer. Une fraîcheur qu'a apprécié Borloo. "Pour une équipe qui a vécu un traumatisme, il fallait un très grand entraîneur technicien, qui a de l'autorité et les idées claires, car le défi  n'est pas simple. J'ai rencontré beaucoup d'entraîneurs fatigués, mais lui ne  l'est pas. On sent sa détermination, c'est physique, il a envie de relever ce défi. Il y a du Antoine (ndlr, Kombouaré, entraîneur de VA entre 2005 et 2009) en lui".

Casoni: "Ce n'est pas un projet compliqué"

Habitué aux missions compliquées, l'ancien entraîneur de Bastia et Evian ne s'en fait pas plus que ça. "Ce n'est pas un projet compliqué! Quand je suis arrivé à Evian (nldr, en janvier 2010), on était troisième et il fallait terminer premier... Un  nouveau projet, c'est toujours une prise de risques, et la prise de risques, c'est aussi notre métier. Là, on va travailler avec beaucoup d'humilité, faire le dos rond et on verra où nous en serons dans quelques mois." Tout juste associés pour présider aux destinées du club relégué, Casoni et Borloo sont sur la même longueur d'ondes. "Il faut avoir en tête que seize jours avant le match face à Ajaccio (ndlr, le 1er août), nous étions amateurs. Nous sortons d'un traumatisme mortel. Aujourd'hui, personne ne lâchera, mais il n'y aura pas de miracle. Il y aura de la volonté, de la détermination et des maillots mouillés, c'est tout ce qu'on peut dire", affirme celui qui s'est retiré de la politique pour raisons de santé en avril.

Borloo va passer la main

"On part de loin, il ne faut pas se leurrer, et il faut que les supporters le sachent aussi, car on aura besoin d'eux, abonde le technicien de 52 ans (...) On est vraiment en difficulté avec notre retard dans la préparation et la constitution de l'effectif. Nous ne sommes pas des magiciens: il faut passer par différentes étapes, et nous aurons un mois d'août très difficile." Malgré ces difficultés prévisibles et attendues, Valenciennes est sur la bonne voie. Alors, le pilote Borloo pense à passer la main. "Je suis là pour trouver un meilleur président que moi, consolider  financièrement le club, car le football n'est pas une science exacte. Mon job,  c'est juste d'assurer la transition et la sérénité du club." Un objectif qu'il a déjà partiellement rempli...

Jerome Carrere