Sursis requis contre des hooligans

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Jusqu'à 5 mois de prison avec sursis, des travaux d'intérêt général et jusqu'à 2 ans et demi d'interdiction de stade ont été requis jeudi à l'encontre de huit supporters auteurs de violences lors du derby Metz-Nancy en septembre dernier.

 Le tribunal correctionnel de Metz a fixé le délibéré au 13 mars. Le match  retour à Nancy doit se tenir samedi, sous haute surveillance policière. Les deux clubs de football concernés, le FC Metz et l'AS Nancy-Lorraine,  s'étaient portés parties civiles au procès. Le 24 septembre dernier, une heure avant le début du match de L2  Metz-Nancy, des groupes de supporters des équipes rivales s'étaient violemment  provoqués dans les tribunes du stade Saint-Symphorien de Metz. Près de 200  sièges avaient été arrachés et lancés vers le camp adverse. Un stadier avait  été blessé à la tête par l'un de ces projectiles et hospitalisé.

Le parquet avait pu identifier certains des fauteurs de trouble qualifiés  de "hooligans" grâce notamment à la vidéosurveillance dans le stade. L'enquête  est toujours en cours et "il y aura d'autres poursuites", a dit jeudi Laurent  Czernik, le procureur adjoint à Metz. Quatre supporters de Nancy, interpellés en même temps que les supporters  messins début janvier pour les mêmes faits, seront jugés séparément le 5 mars. "On m'a lancé quelque chose, alors je l'ai relancé. Pour moi c'était comme  une bataille de boule de neige à l'école, je ne pensais pas que cela pourrait  être aussi grave. C'était bête", s'est défendu jeudi un prévenu à la barre.

L'avocat de deux des prévenus, Me Olivier Rondu, a déploré un procès "pour  l'exemple", où "on n'a pas réussi à avoir les meneurs, mais que des suiveurs". En raison des troubles au match aller, que Metz avait remporté 3 à 0, le  match retour à Nancy a failli se jouer à huis clos. Seuls 450 supporters du FC  Metz ont été finalement autorisés à faire le déplacement samedi. En  conséquence, plusieurs associations d'"ultras" messins ont décidé de boycotter  la rencontre. La rivalité séculaire entre les villes de Nancy et Metz est régulièrement  exacerbée lors des matchs entre leurs équipes de football.

AFP