Reprise compromise pour le club du Havre

Reprise compromise pour le club du Havre

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L'audition du club du Havre devant la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), prévue lundi 12 janvier, a été reportée sine die, a indiqué vendredi le club normand, officiellement "afin de présenter un dossier totalement bouclé". La DNCG a accepter ce report et fixera une nouvelle date pour examiner le projet de reprise présenté par Christophe Maillol, projet qui semble compromis à bien des égards.

Lors de son premier passage le 16 décembre 2014 devant le gendarme financier du foot français, le club normand avait présenté un projet de budget prenant en compte le projet de reprise par M.Maillol, lequel devait obtenir des fonds de la part d'une banque mauritanienne La DNCG avait alors  accordé quelques semaines de délai au président actuel Jean-Pierre Louvel dans l'attente d'"éléments complémentaires".  Mais il semble maintenant peu probable que le projet de budget "version  Maillol" soit à nouveau soutenu devant la DNCG, laquelle nourrirait des doutes très importants aussi bien sur l'origine des fonds promis par Christophe Maillol que que sur la solidité financière de la banque mauritanienne associée au  projet. La DNCG aurait d'ailleurs chargé ne société  d'intelligence économique de vérifier certains éléments. Ses recherches ont  révélé que la Maurisbank a été privée fin 2014 de son agrément par la Banque centrale de Mauritanie, ce qui la met en situation de cessation de paiement.

Scepticisme de la DNCG

Annoncé l'été dernier, le projet soutenu par M. Maillol, connu jusqu'ici essentiellement pour avoir tenté en vain de reprendre trois autres clubs de  foot, est allé de reports en promesses non tenues, malgré les annonces souvent  triomphantes de l'homme d'affaires. Pour gagner la confiance du milieu du football, très sceptique à son égard, il avait embarqué dans son projet l'ancien ministre Eric Besson, qui était censé devenir vice-président du  HAC, chargé du rayonnement international. M.Louvel, lui, a toujours voulu croire en la possibilité de reprise tout en affirmant, face au scepticisme montant, que le HAC disposait d'un plan de  secours: continuer avec les mêmes actionnaires et le budget présenté en début de saison, même si celui-ci le contraindrait une nouvelle fois à vendre des  joueurs pour équilibrer ses comptes.

Christian Grégoire