Filip Djordjevic - Vincent Bessat - Nantes
. | MAXPPP - Franck Dubray

Nantes dans la roue de Monaco

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Nantes a fait un pas supplémentaire vers l'accession en s'imposant largement sur la pelouse de Châteauroux (4-0) lundi dans le dernier match de la 32e journée de Ligue 2. Pour une fois libérés et très concernés par l'enjeu, les Nantais ont obtenu un succès logique qui leur permet de revenir à 5 points du leader Monaco (vainqueur samedi à Auxerreà mais surtout de reprendre de la marge sur leurs poursuivants Angers, Guingamp, et Caen.

Les Nantais qui avaient souvent semblé fébriles au moment de faire le break en championnat ont cette fois parfaitement tenu leur rang de leader de la rencontre, en ne laissant jamais de véritables possibilités à une équipe de la Berrichonne qui pourtant n'avait perdu qu'une seule fois sur sa pelouse.

L'organisation nantaise en milieu de terrain, et l'efficacicté de ses deux flèches Djordjecvic et Aristeguieta ont suffi pour faire taire les quelques velléités d'une équipe de Châteauroux handicapée peu avant la pause par l'expulsion de Dudouit. A ce moment là, les Nantais menaient déjà 1-0 sur un pénalty de Djordjevic et avaient manqué quelques belles occasions, mais les Castelroussins parvenaient malgré tout à récupérer des ballons, même s'ils ne  concrétisaient pas leurs offensives.

Après la mi-temps, et forts de leur supériorité numérique, les Canaris ont tranquillement déroulé en haussant le rythme sans plus laisser d'espoir à Châteauroux qui ne pouvait que subir.  Au point que la pression nantaise se matérialisait par un but de Fournier contre son camp (76e), alors que Aristeguieta très en jambes, qui avait déjà doublé la mise à l'heure de jeu, corsait l'addition cinq minutes plus tard.

Les Nantais se trouvent dans une position idéale pour le sprint final et peuvent vraiment maintenant penser à la L1. Pour Châteauroux, en revanche, premier non relégable  avec un point seulement d'avance sur Le Mans, ce match risque de laisser des traces et les prochains journées s'annoncent difficiles.

Christian Grégoire