Le Monégasque Nabil Dirar
Le Monégasque Nabil Dirar | AFP - Jean-Christophe Magnenet

Monaco réussit son entrée

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Présentée comme le formation la plus solide parmi les plus sérieux prétendants pour la montée, Monaco n'a pas raté son entrée en championnat en dominant Tours (4-0) lundi dans le dernier match de la 1re journée de Ligue 2. Le score était déjà plié à la pause, par une équipe monégasque qui en a profité pour prendre ses marques en même temps qu'elle a pris date pour la suite.

Les hommes de Ranieri ont pourtant mis une demie-heure pour enfin faire valoir leur dimension collective. Le début de rencontre a été en effet compliqué pour des Monégasques qui, malgré un début de match maîtrisé. Il fallut un magistral coup franc enroulé du jeune espoir belge issu du centre de formation, Ferreira-Carrasco, que Claudio Ranieri avait décidé d'aligner en lieu et place de la recrue suédoise Bajrami, pour que les joueurs de la Principauté se décrispent (1-0, 30).

Avec un but sur leur première frappe cadrée, les Monégasques démarraient leur saison avec 100% de réussite et prenaient un avantage capital pour le gain de la rencontre. Dans la foulée, les Tourangeaux tentaient de réagir, mais Subasic se jetait bien sur une belle volée de Blayac (32).  Dès lors, la partie était lancée. Et Monaco allait faire la différence en deux minutes. Sur un nouveau coup franc travaillé de Ferreira-Carrasco, le défenseur central italien Raggi, esseulé dans la surface, fusillait Leroy (2-0, 37). Tours ne s'en remit pas. Sur l'engagement, Germain récupérait dans les pieds de Schwechlen et servait Touré, qui d'un tir pointu surprenait le portier Tourangeau (3-0, 38). La cause était entendue. D'autant plus que, sur un centre de Dirar, Germain, une nouvelle fois étrangement seul dans la surface, marquait d'une tête piquée (4-0, 44).  Si Peter Zeidler décidait de remanier son équipe à la pause avec l'entrée de Chavalerin et Biancardini, l'exclusion de Blayac à la suite d'un deuxième avertissement (49), scellait définitivement les très maigres espoirs des visiteurs. A onze contre dix, Ranieri faisait tourner son effectif. Monaco gérait et s'économisait en prévision des prochaines joutes loin de ses bases, à Laval, puis à Nîmes en Coupe de la Ligue.  

Car après la déception de l'année dernière, les Monégasques ne peuvent cette fois pas se cacher. Les efforts qui ont été faits pour constituer un groupe hyper compétitif ne peuvent que les placer parmi les favoris pour un retour dans l'élite. Cette belle victoire en inauguration de la saison confirrme qu'ils ne vont pas prendre le championnat à la légère.   

Claudio Ranieri (entraîneur de Monaco): "On a eu un début un peu timide. On avait peut-être la pression du premier match à domicile. Le plus important était de débloquer le résultat. Les buts sont venus rapidement car on a joué en équipe. On a reproduit les schémas que l'on commence à connaître. Je suis très content pour Carrasco, qui a fait de bons débuts. Il m'a surpris pendant toute la préparation durant laquelle il a fait de très bons matchs. Je m'attendais à ce genre de match de sa part. Le prochain match sera difficile. On va attendre de voir comment mon équipe se comporte à l'extérieur. Le spectacle? J'aimerais que l'équipe joue bien. C'est la meilleure façon d'essayer de faire venir les gens aux stades. J'ai fait jouer en priorité les joueurs qui ont fait toute la préparation. Poulsen, Ndinga et Bajrami n'en ont fait que la moitié. Je devais les préserver d'autant plus que deux joueurs font le ramadan."

Peter Zeidler (entraîneur de Tours): "Pendant 25 minutes, on a bien joué. On était les meilleurs. Ensuite, on a pris 4-0 en 20 minutes. C'était incroyable mais bien réel. La plus grande déception pour moi, c'est cependant l'expulsion de Blayac en début de 2e mi-temps. Sans être ironique, à 10 contre 11, on a fait 0-0. C'était important de ne plus prendre de but. Concernant les enseignements, je n'en suis pas là. On va rester solidaire. On va montrer un autre visage vendredi contre Niort. Les joueurs ont le droit de faire des erreurs une fois, mais pas deux fois. Cela dit, il vaut mieux perdre une fois 4-0 que quatre fois 1-0. Monaco? On a vu de beaux buts, félicitations à eux. C'est bien organisé mais ils ont douté pendant 25 minutes. Ils ne gagneront pas tous leurs matchs, c'est certain."