MMArena inauguration 01 2011
La MMArena lors du premier match contre Ajaccio | Xavier Richard

MMArena, un départ en fanfare

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13 ans et un jour après le France – Espagne qui avait inauguré le Stade de France et remporté par les Bleus 1-0 sur un but de Zidane, Le Mans tentait d’imiter Saint-Denis. Même froid polaire. Même moment fort pour une ville. Et peut-être une autre épopée victorieuse dans les mois qui vont suivre. Bien entendu, Le Mans FC aurait signé pour le même score face à Ajaccio, son poursuivant immédiat au classement de Ligue 2.

Tôt dans l’après-midi, les 25.064 supporters avaient investi le MMArena, nouveau joyau du Mans. Enfant du pays et attaché à ses racines sarthoises, le Premier Ministre François Fillon avait lancé les festivités en inaugurant le stade de façon officielle. Son cœur battait évidemment pour les Manceaux. Sur la pelouse, une armée de bénévoles faisait vibrer les gradins mais on attendait surtout l’arrivée des joueurs. Plus à son aise dans le virage sud qu’à Léon-Bolée, le kop manceau ne forçait pas trop la voix à l’approche du match. Heureusement diront les mauvaises langues en expliquant que Le Mans a choisi Ajacio car le club corse est le plus éloigné de concurrents de Ligue 2. 1000 km plus la Méditerranée à traverser, ça fait beaucoup pour un supporter.

Plutôt discret, au foot comme au basket, le public manceau a toutefois mis du cœur à l’ouvrage même si l’hymne officiel du stade sur l’air de la Macarena n’a pas rencontré un franc succès. Finalement, le stade n’a pas mis une demi-heure pour trouver sa vocation première, celle d’un catalyseur d’émotions. Sur un cafouillage ajaccien, Ludovic Baal est devenu le premier buteur du MMArena (27e). De peu puisque deux minutes après, Poté remettait ça sur un lob astucieux (29e). La ola pouvait démarrer. Au diapason de son équipe, le public vibrait et réclamait un 3e but. Il intervenait en deuxième mi-temps par Heldstad après une superbe action collective. 3-0, des refrains de Coupe du monde 98 tombaient des tribunes. Le Mans a gagné son premier pari.

De son banc de touche, Arnaud Cormier, l’entraîneur du Mans, a profité de l’ambiance lors des cinq dernières minutes. "A 3-0, normalement, il ne peut plus rien se passer alors tu lèves un peu la tête et tu te dis que c’est un beau moment qui restera gravé. Ça fait du bien d’avoir une clameur, une résonnance quand ton équipe a une action. Ce n’était possible à Bollée. Je l’avais vécu avec Le Mans …à l’extérieur. Même quand Bollée était plein, il n’y avait pas cette résonnance. C’est la première fois que je le vis ici. A Lyon, à Paris, à Marseille, à St-Etienne, quand ça pousse, tu le sens. Se dire qu’on a un stade et un public qui peut vous aider, ça fait du bien." C’est officiel, Le Mans FC tient sa meilleure recrue du mercato, le 12e homme.