Metz marichez 082010
Les Grenats doivent se resaisir | AFP - FREDERICK FLORIN

Metz au bord de la crise

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Déjà battu par deux fois, le FC Metz veut éviter une nouvelle bérézina, lundi face à Troyes, en match avancé de la 3e journée de L2. Malheur au vaincu car l'ESTAC a également le compteur à zéro. Mardi, Evian-Thonon Gaillard, leader surprise, se rend à La Beaujoire affronter Nantes qui a repris des couleurs après un démarrage manqué.

Metz savait qu'il allait vivre une saison difficile. Ses deux premières prestations ont confirmé ses craintes. D'abord contre Evian-Thonon-Gaillard (0-2) puis à Laval (1-0), les Messins ont manqué de puissance offensive et ont payé au prix fort leurs erreurs. "C'est la réussite qui nous fuit un peu en ce moment", constate le capitaine Romain Bergerie. "On a très peu d'expérience devant, ça pèse certainement", complète l'entraîneur Dominique Bijotat, furieux aussi d'une défaite à Laval concédée sur un penalty inexistant. Désormais, les Grenats "en situation d'urgence", mais avec des joueurs à "l'état d'esprit irréprochable", veulent bien sûr débloquer les compteurs. "Le poids du premier résultat positif pèse forcément sur l'ensemble de nos têtes", constate encore le technicien qui espère que ce premier pas sera fait, lundi, lors de la venue de Troyes en ouverture de la 3e journée de L2.

Du côté du promu Troyes, le problème est également offensif. "J'ai quelques motifs d'inquiétude, oui. Maintenant, un début de saison raté, ça arrive, il ne sert à rien de paniquer. On sait que ce sera compliqué et seul le maintien compte", assure Jean-Marc Furlan. "J'ai repris un groupe traumatisé malgré l'accession. Il faut restaurer la confiance et faire en sorte que ces joueurs s'habituent rapidement à évoluer ensemble", ajoute le technicien alors que le capitaine Eric Marester estime "qu'il ne faut pas s'alarmer". "Le Championnat sera long, mais il faut gagner le plus vite possible pour éviter de se mettre trop de pression par la suite. On a une équipe jeune, qui sort de National et qui doit se reconstruire pour affronter une compétition difficile, que nous ne sommes que peu à avoir déjà connue", ajoute Marester.

A l'opposé du tableau, Evian-Thonon Gaillard, autre promu, mène grand train. Les Hauts-Savoyards sont les seuls à avoir réussi à sans faute avec deux succès en autant de rencontres. Si le premier acquis à Metz (2-0) avait pu passer pour un coup de chance, le second n'a fait que confirmer la forme actuelle des joueurs de Bernard Casoni (4-0 face à Vannes). Une fois encore, l'ETG a profité de la moindre largesse adverse pour faire mouche. Les Nantais, qui les accueillent mardi à La Beaujoire, sont prévenus. Eux qui avaient été punis par Le Mans en ouverture (0-2) avant de se reprendre contre Troyes (2-0) devront se méfier des contres foudroyants des champions de National. Car les Canaris sont encore en rodage et Baptiste Gentili compte poursuivre sur la lancée troyenne. Sans être impériaux, les Nantais ont néanmoins fait le plein de confiance. De la confiance, c'est aussi ce que Le Mans espère retrouver à Ajaccio après le faux pas concédé face à Reims (2-2). Même sort pour l'autre relégué, Grenoble, surpris à Sedan (0-1). Les Isérois reçoivent Angers qui a déjà obtenu le nul face à un autre ancien pensionnaire de L1, Boulogne (0-0) qui peine à entrer pleinement dans sa saison.