Ducros Barthez
Jérôme Ducros, président du LAP, et Fabien Barthez, directeur général, espèrent que Luzenac gagnera son match... en justice. | PASCAL PAVANI / AFP

Luzenac fixé demain sur sa montée ou non en Ligue 2

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C'est demain, mardi 25 avril 2017, et près de trois ans après le début de l'affaire, que le modeste club de Luzenac saura si oui ou non, le Tribunal Administratif de Toulouse lui donne le droit de monter en Ligue 2. Interdit d'accession depuis l'été 2014, le "petit poucet" ariégeois se bat depuis pour qu'on lui donne raison et continue de batailler également dans les divisions inférieures du football amateur.

Quand le LAP (Luzenac Ariège Pyrénées) gagne sur le terrain le droit de monter dans l'antichambre de l'élite du football professionnel, nous sommes en avril 2014 et le petit village d'environ 600 habitants se prend à rêver. Mais le club amateur se heurte rapidement au niet des instances du football pour des raisons financières puis de non conformité du stade.

Jérôme Ducros : "On nous a traînés dans la boue"

C'est le début de l'affaire Luzenac et d'un feuilleton à rebondissements jusqu'à ce que la justice administrative, saisie pour la troisième fois par le club, ne rejette début septembre sa dernière requête en référé. "On a été les dindons de la farce, on nous a traînés dans la boue et on espère que notre intégrité va être rétablie dans cette affaire. On nous a refusé la montée en Ligue 2 sur des motifs qui n'avaient pas lieu d'être" déclarait d'ailleurs Jérôme Ducros, promoteur immobilier toulousain et président du club.

Un club qui poursuit aujourd'hui son aventure plus bas. D'abord en DHR puis en DH (6e division) cette saison avec, à la clé, une lutte pour l'accession à la CFA 2, premier échelon national. Des compétitions qui pourraient vite appartenir au passé puisque le club peut théoriquement renaître en Ligue 2. A condition de le vouloir et de pouvoir financièrement mettre sur pied un groupe de 20 joueurs. "Il faut être objectif, je ne prépare pas une Ligue 2 en trois mois. Mais pour la saison d'après, éventuellement", précise Jérôme Ducros.

En cas de revers, ce sera en revanche la fin de l'histoire, le LAP ne comptant pas, selon son président, se lancer dans "3 ou 4 ans" de plus de procédures en déposant un recours devant le Conseil d'Etat. Fin d'une vieille histoire ou début d'une nouvelle ? Réponse mardi.