Betato, Safet Susic et Sekou Keita
Betato, Safet Susic et Sekou Keita veulent emmener l'ETG en Ligue 1 | PHOTOPQR/LE DAUPHINE

Ligue 2 : Cinq questions pour une saison

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Derrière la polémique sur le nombre de montées, les clubs de Ligue 2 ont fourbi leurs armes pour se battre dans un championnat toujours surpenant. Pour bien débuter, voici les questions qui jalonneront la saison qui débute ce vendredi soir.

Qui sont les favoris pour prendre l’ascenseur ?

Jamais simple de dégager une hiérarchie dans un championnat de Ligue 2 qui est avant tout un championnat de « séries ». Comprenez que tout le monde peut battre tout le monde et que la confiance engrangée fait beaucoup de choses.

Pour autant, l’Evian-Thonon Gaillard du nouvel entraîneur, Safet Susic, et le FC Metz du Belge, José Riga, peuvent se considérer comme favoris. Mais gare au début de saison ! L’ETG a perdu quelques cadres comme Daniel Wass ou Cédric Cambon mais a réussi quelques jolis coups comme le recrutement de Betao en provenance de Kiev. Côté Messin, on a misé sur un recrutement cosmopolite avec des joueurs venant d’Argentine, d’Ecosse, de Turquie, du Portugal et même de Tunisie. Si la mayonnaise prend, la Ligue 1 pourrait ne pas être très loin.

Enfin, Nancy, cinquième et déçu l’année dernière, semble aussi bien armé pour jouer le haut de tableau malgré une interdiction de recruter « à titre onéreux ».

Qui dans la lutte pour le maintien ?

A l’image de la lutte pour la montée, celle pour le maintien est difficile à cerner. Surtout qu’il ne faut pas oublier l’inconnu Nîmes, qui part avec huit points de retard, sur lequel nous reviendrons. Promu surprise, Bourg-en-Bresse pourrait avoir quelques difficultés à s’habituer à la Ligue 2 et le monde professionnel. Cela dit, les Bressans ont pour eux la dynamique. Une sorte de quitte ou double.

Ajacciens et Valenciennois ont eux joué à se faire peur la saison dernière, ne terminant qu’avec un et deux points d’avance sur Orléans, 18e et premier relégable. Difficile aujourd’hui de dire si l’ACA et VA pourront se relever. Il le faudra pourtant. Flirter deux années de suite avec la zone rouge n’est jamais un bon présage.

Nîmes peut-il le faire ?

La course contre-la-montre de la saison. Quand le coup d’envoi sera donné ce vendredi soir à 20 heures, Nîmes, qui reçoit Evian, partira avec huit points de retard sur ses camarades. Les « Crocos » visent donc la barre « symbolique » (pour eux) des 50 points afin d’assurer leur maintien. Pas simple quand on sait que l’an dernier le Nîmes Olympique avait engrangé 46 points. Le début de saison sera crucial pour ne pas sombrer.

Quelle saison pour les clubs franciliens ?​

Ils sont trois à se retrouver en Ligue 2 ! Honneur à celui qui occupe le deuxième échelon national depuis deux saisons maintenant, l’US Créteil-Lusitanos. Les Val-de-Marnais ont connu une intersaison mouvementée en voyant partir Cheikh Ndoye, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du club, et Ibrahima Seck, son compère sénégalais au milieu de terrain. Il va falloir reconstruire avec une équipe plus portée vers le jeu selon Thierry Froger, l’entraîneur.

Pour le Red Star, l’histoire est belle. Club phare des années 30-40 et du début de la décennie 70, l’équipe de Saint-Ouen n’avait plus connu la deuxième division depuis la saison 1998/1999. Le retour aurait pu être plus sympa si les Audoniens n'étaient pas obligés de jouer loin de leur cher Stade Bauer. C’est à Beauvais que le Red Star reçoit Créteil en ouverture de la Ligue 2 ce vendredi soir.

Enfin le Paris FC est sans doute le club qui nourrit le plus d’ambitions pour cette saison. Clairement l’objectif du « deuxième club de la capitale » est de rejoindre l’élite. Les recrutements de Baptiste Grange (Nancy), d’Alexis Thébeaux (Brest), de Boucoundji Ca (Châteauroux) et de Christophe Glombard (Reims) vont en ce sens. Gare à Paris !

Sochaux et Le Havre, changement de dimension ?​

Le club de Sochaux sous pavillon chinois: difficile à croire à première  vue, tant le FCSM semblait inséparable de son actionnaire historique, PSA  Peugeot Citroën. Ce sera pourtant le cas à partir de la rentrée prochaine,  après le rachat cet été du club par Ledus, une entreprise cotée à Hong-Kong et  spécialisée dans les lampes LED. De son côté Le Havre, qui a pour le moment su conserver le meilleur buteur de la saison dernière Mickaël Le Bihan, entend tourner la page désastreuse du  vrai-faux rachat par l'homme d'affaires controversé Christophe Maillol, en  permettant à l'homme d'affaires américain Vincent Volpe de racheter le club.   Vincent Volpe, 56 ans, qui dirige une entreprise de robotique, Dresser  Rand, dispose de réelles attaches au Havre, puisqu'il y est arrivé il y a 25  ans et qu'il a longtemps dirigé l'usine du groupe dans la ville, qui emploie  encore aujourd'hui 800 personnes.