Jean-François Fortin, SM Caen
Le président caennais Jean-François Fortin | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Les présidents de Caen et Nîmes interdits d'exercer

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Les Président du Stade Malherbe de Caen, Jean-François Fortin, et de Nîmes Olympique, Jean-Marc Conrad, ainsi que le le principal actionnaire du club gardois Serge Kasparian, figurent parmi les six personnes qui ont été mises en examen jeudi à la suite de l'enquête sur les matches truqués présumés. L'enquête ouverte en avril porte sur des faits de "corruption active et passive". La justice a en outre prononcé des interdictions d'exercer à l'encontre à l'encontre des deux présidents.

Dans l'enquête sur des matches "arrangées", des enquêtes téléphoniques diligentées par la justice auraient laisser entendre une volonté du président de Nîmes, dont l'équipe était menacée de relégation, de s'arranger avec son homologue de Caen, qui jouait par l'accession en L1. L'enquête des juges Serge Tournaire et Hervé Robert,ouverte en avril pour  "corruption active et passive en lien avec des manifestations sportives donnant  lieu à des paris sportifs", porte notamment sur une rencontre entre les clubs  de Caen et Nîmes, qui s'était soldée par un match nul (1-1).

Les enquêteurs cherchent aussi à savoir si les dirigeants nîmois ont exercé des pressions et proposé des arrangements à d'autres clubs à la fin de la saison passé.

En début d'après-midi, les juges avaient mis en examen pour "corruption  passive" Michel Moulin, soupçonné d'avoir joué un rôle d'intermédiaire entre le  club de Nîmes et celui de Dijon.

Christian Grégoire