Le Mans ne peut plus payer ses salariés
Le Président du Mans, Henri Legarda | JEAN FRANCOIS MONIER / AFP

Le Mans toujours en sursis

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Alors qu'à l'issue du dernier conseil d'administration, qualifié de décisif pour son avenir, les dirigeants du Mans annonçaient qu'un accord de principe avait été trouvé pour la reprise du club, le repreneur soutenu par les collectivités locales, l'industriel Claude Hervé, a estimé que "le plus dur reste à faire" en fixant désormais une nouvelle date butoir au 30 avril.

Si les actionnaires principaux ne s'opposent pas à la cessation des parts du président actuel Henri Legarda, à hauteur de 55 %, ils refusent toutefois de s'engager totalement sur le projet de reprise et, de fait, la passation de pouvoir est encore loin d'être assurée.

Trouver 5 millions d'euros de plus

D'autant que, de son côté, Claude Hervé a fait savoir qu'il n'a pas terminé son tour de table destiné à réunir les investisseurs accompagnant le repreneur désigné, Véolia. Le groupe se dit prêt à injecter trois millions d'euros et le rachat des locaux du centre administratif et sportif du club à hauteur de 2 millions d'euros supplémentaires. Mais selon le protocole d'accord convenu entre les dirigeants actuels et les futurs acquéreurs, les investisseurs peuvent se retirer d'ici le 30 avril "si on n'arrive pas à trouver 5 millions d'euros supplémentaires", a déclaré Claude Hervé. "Le plus dur reste à faire. Je ne désespère pas, mais il reste une étape extrêmement importante et je ne suis pas certain de pouvoir la réussir", a-t-il reconnu.

Le challenge est de taille car il lui faut trouver 10 millions d'euros au total avant la fin du mois: selon un audit qu'il a fait réaliser c'est un déficit de 14,6 millions qui est attendu pour le 30 juin prochain, soit près du double du découvert de 7,5 millions annoncé préalablement par Henri Legarda. Claude Hervé s'est de son côté déjà engagé à verser 600.000 euros pour permettre au club de disputer ses trois matches programmés en avril.

Christian Grégoire