Jean-Pierre Louvel
Le président du Havre, également président de l'Union des clubs professionnels de football Jean-Pierre Louvel | AFP - FRANCK FIFE

Le Havre présente à la DNCG un budget sans l'argent de Maillol

Publié le , modifié le

Le président du Havre Jean-Pierre Louvel a présenté vendredi à la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) un budget pour la saison en cours, qui ne prend pas en compte le projet de reprise de l'homme d'affaires Christophe Maillol. "Nous avons présenté notre budget pour la saison, nous avons apporté des garanties à ce niveau-là". Dans la soirée, le HAC a indiqué que son projet de budget avait été validé par la DNCG, une approbation malgré tout assortie de réserve, une interdiction de recrutement et un encadrement de la masse salariale. Mais a priori ce projet là n'a pas intégré la solution Maillol.

"On a présenté un budget sans les fonds" annoncés, ce qui implique "la vente de joueurs si nécessaire", a poursuivi le président havrais. Ce budget ne prend donc pas en compte l'éventuel projet de reprise de M.Maillol, qui était également présent lors de cette audition, mais n'a pas souhaité s'exprimer devant la presse.

Concernant ce projet de reprise, M. Louvel a expliqué: "On a présenté les repreneurs à la DNCG, la société qui apporte les fonds. L'ensemble de ces éléments a été apporté, avec un calendrier. A partir de là, nous apporterons les éléments au fur et à mesure de l'arrivée des fonds, qui devrait se faire avant fin janvier". Les fonds en question, 20 millions d'euros, promis par Christophe Maillol, proviendraient de la société américaine Aa Gulf, basée en Floride, "Nous attendons dans un premier temps 6 millions pour le rachat du HAC et 2 millions pour le compte courant", a précisé l'encore président Louvel. "Les 12 autres millions suivront plus tard. Le schéma est très simple mais il faut encore une fois que l'argent parte  des banques et arrive bien sur notre banque", a -t-il conclu. Sans  quoi le projet de reprise du club par Monsieur Maillol tombera définitivement à l'eau.

Christian Grégoire