L1-L2 : déboutés par le Conseil d'Etat, Clermont et Troyes "continueront à défendre leurs intérêts"

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Auteur·e : AFP
Les clubs de Clermont et Troyes ont été déboutés par le Conseil d'Etat.
v | THIERRY THOREL / NurPhoto / NurPhoto via AFP

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Les clubs de football de Clermont et Troyes, qui espéreraient disputer des barrages pour monter en Ligue 1, ont été déboutés par le Conseil d'Etat, une décision dont ils "prennent acte" samedi tout en promettant de continuer à "défendre leurs intérêts", expliquent-ils dans un communiqué conjoint en réaction.

Clermont et Troyes ne semblent pas vouloir en rester là. Les deux clubs ont été déboutés vendredi par le Conseil d'Etat qui a rejeté leur recours contre la décision du Conseil d’Administration de la Ligue de Football Professionnel (LFP), en date du 30 avril, annulant l’organisation pour la saison 2019-2020 des play-offs et barrages Ligue 1-Ligue 2.

Respectivement 5e et 4e de Ligue 2 au moment de l'arrêt de la saison en raison de la pandémie de Covid-19, les deux clubs ont regretté dans un communiqué que le Conseil d'Etat, dans sa décision publiée vendredi soir, se soit exprimé "sans audience publique, ni même après avoir entendu les arguments des deux clubs".

Dans son ordonnance consultée par l'AFP, la plus haute juridiction administrative a notamment estimé qu'il n'existait pas de "doute sérieux" sur la légalité de la décision du Conseil d'administration de la Ligue (LFP) ayant acté la suppression des matches de play-offs et de barrages mettant aux prises les clubs classés 18e de Ligue 1, et 3e, 4e et 5e de Ligue 2. Les deux clubs devront par ailleurs verser 1 500 euros à la LFP.

"Un tissu de contradictions"

"Les deux clubs n'ont pas d'autre choix que d'en prendre acte mais continueront à défendre leurs intérêts, notamment en ce qui concerne la perte de chance que cette décision a entraînée", poursuit le communiqué de l'Estac et de Clermont. "On sait désormais que le 24 juillet aura lieu la finale de Coupe de France, et quelques jours plus tard celle de la Coupe de la Ligue ainsi que les demi-finales de la Coupe de France féminine. L'argument de dire 'vous ne pouvez pas jouer', cela ne tient plus. Il y a un tissu de contradictions et on a l'impression qu'on n'avait pas envie que ces contradictions soient exposées", s'était insurgée une source proche d'un club requérant auprès de l'AFP avant la décision.

La décision est un succès pour la Ligue, quelques semaines après la décision du Conseil d'Etat lui enjoignant de réexaminer le format de la Ligue 1, ce qu'elle a fait depuis en maintenant les relégations d'Amiens et Toulouse. Mais le club amiénois a annoncé qu'il retournerait devant cette juridiction, tandis qu'Orléans et Le Mans, qui contestent eux leur relégation en National 1, y seront entendus le 3 juillet.

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AFP