Sochaux
La joie des Sochaliens | PHOTOPQR/L''EST REPUBLICAIN

Des relégués revanchards

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La saison de Ligue 2 démarre ce vendredi, et promet du suspense avec pour têtes d'affiches les relégués Valenciennes, l'AC Ajaccio, l'ambitieux Nancy ainsi que Sochaux, qui ne joue que samedi, tandis que les regards seront rivés sur Clermont et Corinne Diacre, première femme entraîneur d'une équipe professionnelle en France.

Honneur aux dames, donc, avec ce pari tenté par le président clermontois  Claude Michy qui a voulu révolutionner le monde du foot en donnant les rênes de  son équipe à l'ancienne capitaine des Bleues âgée de 39 ans. Avant elle c'est Helena Costa, dont la nomination avait fait le tour du  monde jusqu'aux pages du New York Times, qui aurait dû être la première femme à  occuper cette fonction. Mais la technicienne portugaise a décidé de partir  après seulement quelques jours, mettant en cause le directeur sportif  clermontois, Olivier Chavanon.

Au final Diacre l'a remplacée au pied levé et semble bien prête à conduire  les destinées du club auvergnat en ce début de saison. Il y a pour nombre de  supporteurs un "coup de com'" de la part du président Michy derrière cette  nomination, mais la réalité sera bien celle du terrain et ce seront les joueurs  qu'il faudra aussi scruter, dès lundi soir à Brest. Du côté des favoris, se range surtout Sochaux, un des trois relégués de la  saison passée en L1, Valenciennes et l'AC Ajaccio paraissant un peu moins armés  pour jouer la remontée directe.

Jusqu'à lundi, et la validation par la FFF de l'accession de Lens en L1,  Les Sochaliens espéraient encore pouvoir jouer leur 67e saison en élite. A  présent qu'ils fouleront les pelouses de L2, ils n'en conservent pas moins  l'ambition de la quitter immédiatement par le haut. La large réduction  d'effectif (19 départ!) n'a pas empêché de recruter malin avec les expérimentés  Mignot et Bérenguer et un entraîneur qui a la côte Olivier Echouafni. Premier  test, à domicile samedi contre le promu et champion de National, Orléans.

Auxerre bouge en coulisses

A Valenciennes, le début d'été a aussi été indécis. Au bord du dépôt de  bilan, c'est l'ancien homme politique Jean-Louis Borloo qui a sorti le  chéquier, avec d'autres investisseurs, pour sauvé le club, comme il l'avait  déjà fait en 1986. VA, qui débutera vendredi chez le promu du GFC Ajaccio, a  perdu de nombreux joueurs (Rose, Dossevi, Ducourtioux), mais a tout de même  récupéré Abriel et Bernard Casoni sur le banc, et ne sera pas à mésestimer  malgré la précarité de sa situation. Il en sera de même pour l'AC Ajaccio, également confronté à des départs  majeures (Ochoa, Lasne, André), mais qui s'appuiera sur Fauvergue ou Kanté pour  tenter de rebondir rapidement, à commencer sur le terrain d'Arles-Avignon.

Nancy, frustré par sa 4e place la saison passée, ne cache pas son ambition  de renouer avec la Ligue 1. Youssouf Hadji a fait son retour au club qui l'a  formé, également renforcé par les arrivées de l'attaquant Junior Dale et des  milieux Iglesias et Ehret. Et ce n'est pas fini à en croire l'entraîneur Pablo  Correa qui estime "que le groupe a besoin encore de renforts de talents". En  attendant, les Lorrains débuteront contre Dijon. Enfin, autre club à suivre, Auxerre, où Basile Boli sera en charge de la  formation et dont l'ex-homme fort de Canal+ Pierre Lescure est devenu  administrateur. L'AJA recevra Le Havre, autre club historique de l'élite qui  stagne en L2.

AFP