Guy Cotret
Guy Cotret, président du Conseil d'administration de la LFP. | Jean Paul THOMAS / Thomas Pictures / DPPI media

Crise L1/L2 : Les clubs de L2 prêts à aller devant le Conseil d'Etat

Publié le , modifié le

L'UCPF, syndicat des clubs de football recomposé autour de la Ligue 2, a décidé lundi de contester devant le Conseil d'Etat le choix d'un nouveau représentant des clubs par le conseil d'administration de la LFP, a-t-on appris auprès de son président Guy Cotret mardi.

"Nous engagerons des procédures contentieuses devant le Conseil d'Etat dès que nous aurons reçu la notification des décisions prises par le conseil d'administration de la Ligue de football professionnel", a expliqué Guy Cotret à l'AFP, "sauf à ce qu'on trouve rapidement une autre solution." Le CA de la LFP a choisi jeudi un nouveau représentant des clubs pour siéger en son sein: Première Ligue, nouvellement créé par 19 clubs de Ligue 1 (tous sauf Guingamp). Ce au détriment de l'Union des Clubs Professionnels de Football, créée en 1990, qui y siégeait jusque-là.

Ce syndicat ne compte plus que 24 membres: vingt de L2, un de L1, trois de National. "L'UCPF considère qu'il s'agit d'un coup de force, réalisé en contradiction avec les statuts de la LFP et du droit en général", a précisé l'organisation dans un communiqué. A l'issue de ce CA, Guy Cotret, également président de l'AJ Auxerre, avait expliqué avoir reçu "une contre-proposition" à la perte de son statut de syndicat le plus représentatif. Il avait expliqué devoir soumettre cette proposition aux membres de l'UCPF lundi.

"Cette proposition était de me laisser siéger au CA en tant que représentant des clubs de Ligue 2, par un jeu de chaises musicales, explique Guy Cotret mardi. Ca aurait pu s'entendre si c'était ès qualité, en tant que représentant de l'UCPF, mais ce n'était pas le cas et cela ne figeait pas dans le marbre la représentativité de notre syndicat." "Maintenant on engage des procédures contentieuses, tout en répétant qu'on tend la main pour une vraie discussion, sur la création, pourquoi pas, d'une confédération entre les deux syndicats, Première Ligue et UCPF. On n'est pas fermé", assure M. Cotret, qui demande notamment des garanties sur les épineuses questions "de la pérennité des droits télés, du nombre de clubs dans chaque division, des subventions de la LFP pour le fonctionnement des syndicats".