Valère Germain suspendu un match pour des paris

Valère Germain suspendu un match pour des paris

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L'ancien joueur de Nice, Valère Germain, a écopé d'un match de suspension ferme, plus un avec sursis, tout comme ses coéquipiers Gomis, Boscagli et Mendy pour ne pas avoir respecté l'interdiction de paris sportifs sur les compétitions organisées par la Ligue de football professionnel, a annoncé jeudi la commission de discipline de la LFP. Le gardien de Bordeaux Cédric Carrasso, qui fait partie des 14 joueurs sanctionnés au total, a lui écopé de trois matches de suspension avec sursis.

Comme Carrasso, Jérémy Pied, Albert Rafetraniaina, Anthony Derouard et Thomas Touré n'ont été sanctionnés que de trois matches avec sursis. "L'idée générale, c'était d'augmenter le barème de sanction" par rapport aux premiers faits constatés, a déclaré le président de la commission de discipline Sébastien Deneux, précisant que la mise de ses joueurs "avoisinait la centaine d'euros voire même légèrement en-dessous". "Aucun cas de risque de fraude sportive ou corruption de matches" n'ont été constatés, a précisé M. Deneux, pour qui la surreprésentation des joueurs niçois parmi les personnes sanctionnés serait liée "à une action commerciale d'un de leur partenaire qui se trouve être un opérateur de paris en ligne".

Une dizaine de joueurs au total, évoluant de la Ligue 1 au National, ont été sanctionnés dont six anciens ou actuels joueurs de l'OGC Nice et deux des Girondins de Bordeaux (Cédric Carrasso, Thomas Touré). Ces deux derniers ont écopé de trois matches de suspension avec sursis, tout comme les Niçois Jérémy Pied et Albert Rafetraniaina. Six éducateurs de clubs de L1 et L2 (Nice, Toulouse, Le Havre, Caen, Reims) ont également été sanctionnés.

De petits parieurs

"Ce n'est pas moi qui ait fait l'erreur de parier" mais "ma compagne", a déclaré Kévin Gomis, à l'issue de son audition. Son coéquipier Jérémy Pied, de son côté, a admis sur son compte Twitter qu'il avait bien lui même parié mais par "mégarde sur un match de Ligue 1 pour un montant de 10 euros (et que) le résultat du pari est perdant", tout en assurant qu'il ne s'agissait pas d'un pari contre son club Nice. "Le fait que l'on soit au courant et qu'il y ait quand même encore des paris qui sont effectués, je pense que cela pose problème", a reconnu Kévin Gomis même si, selon lui, les joueurs de football ne sont pas "des gros parieurs". "On ne va pas miser des grosses sommes. C'est plus pour s'amuser et je ne pense pas qu'ils font ça assidument", a-t-il ajouté.

Ces convocations avaient été annoncées le 2 juin dernier "à la suite du croisement des fichiers effectué durant la première partie de la saison 2015/2016 avec le concours de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel)", a indiqué la Ligue. Il s'agit du quatrième croisement de fichiers réalisé par la LFP depuis le premier en juillet 2014, malgré les campagnes de sensibilisation menées dans les clubs à l'initiative notamment de l'UNFP, le syndicat des joueurs de football professionnels.

La saison dernière, le gardien de Montpellier Geoffrey Jourdren avait écopé d'une amende de 500 euros (plus 500 avec sursis) pour ne pas avoir respecté cette interdiction. Il faisait partie des 15 joueurs et des 23 éducateurs de clubs dont la LFP avait instruit les dossiers.

AFP