Vadim Vasilyev
Le vice-président de l'AS Monaco, Vadim Vasilyev. | Valery Hache / AFP

Vadim Vasilyev: "On ne s'empêchera pas de faire venir un grand nom"

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Le vice-président de Monaco, Vadim Vasilyev, s'est confié à l'AFP lors d'un long entretien. De la satisfaction de la 2e place en L1 après un championnat "dur, surtout en avril", aux ambitions à venir, l'homme fort du club monégasque en dit plus. Les départs de Lemar, Sidibé ou Fabinho ? "Personne n'a de bon de sortie. (...) S'ils ont de bonnes opportunités, on ne les empêchera pas de partir." Et les recrues: "S'il y a une bonne opportunité, on ne s'empêchera pas de faire venir un grand nom."

Monaco a beaucoup souffert cette saison...
Vadim Vasilyev:
"L'objectif a été atteint. Cela a été dur, surtout en avril, mais l'important est d'être sur le podium. Pour la cinquième fois d'affilée, avec quatre qualifications en C1. Monaco a marqué 80 points, inscrit 85 buts, 2e meilleur total de but de l'histoire du club, et gagné 24 fois en L1. C'est très bien. Après, notre championnat est à deux vitesses. Impossible de concurrencer Paris sur une saison."

Votre campagne de C1 a laissé des regrets...
V.V.:
"Oui, on a va tout mettre en place pour mieux faire la saison prochaine. Comme d'habitude, il y aura des départs et des arrivées cet été. Mais l'objectif clair est de rendre notre équipe plus compétitive pour la Ligue des champions."

"Leonardo Jardim, l'entraîneur parfait pour notre projet"

Qui en sera l'entraîneur?
V.V.:
Leonardo Jardim! C'est l'entraîneur parfait pour notre projet. Je souhaite qu'il reste le plus longtemps possible. Lui et sa famille se sentent bien ici. Nous sommes très contents. Rien n'empêche qu'on continue."

Les départs de Lemar, Sidibé et Fabinho sont évoqués.
V.V.:
Personne n'a de bon de sortie. Mais ça fait un moment qu'on discute avec ces trois joueurs. S'ils ont de bonnes opportunités, on ne les empêchera pas de partir. Le mercato décidera. Thomas (Lemar), par exemple, est un 'top joueur'. Je suis sûr qu'il va faire une grande Coupe du monde. Après, on verra."

Falcao, peu impliqué en fin de saison, restera-t-il ?
V.V.:
"Aujourd'hui, il est à Monaco. C'est notre capitaine. On est ravi de le voir jouer pour Monaco. Mais c'est vraiment trop tôt pour savoir. S'il a des opportunités, on discutera plus tard. Sereinement, sans précipitation."

Monaco, une destination rêvée

Rester au top permet-il de recruter plus facilement ?
V.V.:
"L'an passé, Mboula, alors au centre de formation de Barcelone, avait de nombreuses propositions mais a signé chez nous. Pellegri, qui avait la possibilité d'aller dans les plus grands clubs européens, aussi. On espère en attirer d'autres. Les joueurs regardent les exemples de James Rodriguez, Mbappé, Bakayoko, Martial, Silva et d'autres. Ils se disent: 'Il faut aller à Monaco'."

Êtes-vous tenté par la signature d'un grand nom pour faire parler?
V.V.:
"On ne signe pas les joueurs pour faire parler de Monaco. Aujourd'hui, Monaco fait parler et se fait respecter par son travail et ses résultats. Mais s'il y a une bonne opportunité, on ne s'empêchera pas de faire venir un grand nom."

"Au moins un joueur d'expérience" recruté au prochain Mercato

Il y a deux ans, vous aviez recruté Glik et Sidibé, joueurs d'expérience. L'an dernier, des jeunes. Et cette saison?
V.V.:
"Pour faire évoluer les jeunes, il faut qu'ils soient entourés de cadres, de l'expérience. Sans cela, ils ne peuvent pas progresser. L'important est de trouver l'équilibre entre jeunesse, expérience, talent et mentalité de gagneur. C'est compliqué. Je pense que cette saison, on va recruter au moins un joueur d'expérience."

On parle d'un latéral gauche et d'un milieu défensif?
V.V.:
"Il serait bien qu'au moins un des deux ait un profil expérimenté effectivement. On travaille déjà sur le sujet. Nous sommes en discussion sur différents dossiers. Mais il est impossible de savoir si cela se fera avant ou après le Mondial." 

Pour finir, Jean-Michel Aulas vous a-t-il remercié d'avoir rendu possible la 3e place directement qualificative en C1?
V.V.:
"Pas encore (sourire)! C'est vrai que je m'investis beaucoup au sein du groupe de travail sur les Coupes européennes de l'UEFA. Alors que la réforme des compétitions avait été très négative pour la France, j'ai essayé de rectifier ce qui était encore possible. Je ne savais pas que, dès la première saison, cela servirait un club français. J'en suis fier."

AFP