OM-PSG
La satisfaction des joueurs parisiens tranchaient avec la déception des Marseillais dimanche soir au Vélodrome | AFP - BORIS HORVAT

Un OM "naïf", un PSG avec "le cœur"

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La victoire du PSG au Vélodrome (2-1) avait évidemment du mal à passer dans les rangs olympiens. Entre les critiques de Valbuena et les regrets d’Elie Baup, Marseille n’a pas vu de motifs de satisfaction après cette défaite, la deuxième de la saison. Le PSG, lui, est toujours invaincu et Laurent Blanc a aimé le comportement de ses joueurs qui, malgré "le courant contraire", ont montré une nouvelle fois de grandes ressources.

"On n’est pas une grande équipe". Après la rencontre Mathieu Valbuena a eu des mots durs, des mots qui font mal pour l’OM, incapable de s’imposer sur sa pelouse face au PSG réduit à 10 (1-2). Pourtant, comme souvent cette saison face aux "gros" (Arsenal, Monaco), tout avait bien commencé. Une expulsion parisienne, un penalty et une ouverture du score, un trio qui aurait du être gagnant pour les Phocéens. Puis les bonnes intentions du début de rencontre se sont évanouies. "On s'est reposé sur nos lauriers (...) C'est toujours pareil, quand il y a du relâchement, tu le paies cash", a assuré "Petit Vélo", rejoint dans son analyse par André Ayew. "Nous nous sommes relâchés", a avoué l’auteur du but marseillais.

Pour Elie Baup, ce comportement indique que "face à des équipes qui ont des effectifs pour aller loin en coupe d'Europe, on a un gros effort à faire et un palier important à franchir". Un problème de mentalité donc, de qualité parfois, mais aussi d’âge. "C'est un apprentissage pour nous avec une équipe très jeune". L’exemple parfait de cette jeunesse encore tendre et inexpérimentée, c’est le penalty obtenu par le PSG. "On sentait bien que l'arbitre attendait la moindre situation pour siffler. On aurait dû être moins naïf sur ce coup là", a souligné Baup. L’OM et sa jeunesse ont donc payé, encore, pour apprendre. "L'adversaire sait gérer ce genre de situation. On est allé jusqu'au bout. Après c'est très compliqué d'être au-dessus", a conclu le technicien marseillais.

Le PSG comme le saumon

Du côté du PSG, les réactions ont été toutes autres. Forcément. En 9 journées, le club parisien n’a toujours pas perdu (6 victoires, 3 nuls) et reste au contact de Monaco. Mieux, il a enchaîné dimanche sa 9e victoire de la saison toutes compétitions confondues. La satisfaction était encore plus belle, vu l’adversaire et la physionomie de la rencontre. "Nous avons démontré ce soir que cette équipe avait une âme, un état  d'esprit, alors qu'on a pu nous reprocher parfois le contraire. Nous sommes allés chercher cette victoire avec nos tripes, notre cœur", a savouré Matudi. Laurent Blanc a tenu à féliciter ses joueurs qui "sont allés au bout d’eux-mêmes" et ont fait "preuve de solidarité et de courage".

"Il y a eu des faits de jeu qui nous ont mis en grande difficulté, sur une  action, nous avons perdu un joueur, nous nous sommes retrouvés à dix et nous avons pris un but. Malgré cela l'équipe a toujours cru qu'elle pouvait revenir, elle l'a montré et à la pause l'équipe pensait qu'elle pouvait gagner", a souligné Blanc. Cette force de caractère, couplée à une qualité technique et physique (infatigable Matuidi), a permis au PSG de remonter "le courant contraire". S’il n’a pas été loquace sur l’arbitrage, "ça ne sert à rien, une fois qu'il a pris sa décision, elle est irrévocable", il a été surpris par la tactique marseillaise "Je m'attendais à ce que Marseille nous presse un petit peu plus. Ils sont restés assez bas, on a pu développer notre jeu et après le fait de jeu qui nous est arrivé, je n'ai pas vu une équipe de Marseille qui nous a acculé devant le but". Au contraire, c'est le PSG qui a le plus souvent dicté le tempo, même à 10, montrant la grande capacité d'adaptation d'un effectif et d'un entraîneur à qui tout sourit en ce début de saison.