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Cheyrou et Obraniak au duel sous les yeux de Valbuena | JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Un OM efficace mais sans panache

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Dauphin du PSG depuis dimanche dernier, Marseille accueille Bordeaux pour le compte de la 31e journée de Ligue 1. Un affrontement entre deux équipes peu efficaces offensivement. Mais au Vélodrome, l'OM compense ce manque par un mental à toute épreuve.

Cette saison, l'OM est champion d'Europe. Pas sur les prés du vieux continent où le club olympien a été éliminé en phase de groupes de l'Europa League. Mais champion d'Europe des matches gagnés 1-0 sur le sol national (9 de leurs 16 victoires en L1). Sachant que quatre autres succès ont été acquis avec un but d'écart, c'est peu dire que les Provençaux ont du mal à affirmer leur autorité. "Depuis le début du championnat, nous n’avons pas beaucoup de marge par rapport à nos adversaires, concède Benoît Cheyrou sur le site officiel du club. Si nous gagnons nos huit derniers matchs sur le score de 1-0, je signe tout de suite !" nuance toutefois le milieu de terrain marseillais.

13e attaque vs 15e meilleure attaque de L1

Treizième attaque du championnat de France avec 35 buts marqués en 30 journées, les hommes d'Elie Baup souffrent d'un manque d'efficacité criant dans la zone de vérité, à l'image des nombreux contres gâchés à Nice le week-end dernier malgré la victoire (0-1). "Je crois que ce succès obtenu à Nice a montré beaucoup de maturité de notre part, beaucoup d’expérience, beaucoup de maîtrise au niveau du sang froid", tempère l'ancien auxerrois. Un sang froid éculé à domicile, dans un stade Vélodrome où les locaux peinent à imposer leur loi. "C’est certain que devant notre public et malgré ce contexte de travaux, nous avons envie de faire mieux chez nous, d’être mieux respectés", atteste Cheyrou.

Les quatre dernières sorties des partenaires de Steve Mandanda Boulevard Michelet n'ont pas été de tout repos. Le match nul soporifique contre Ajaccio (0-0) a succédé à trois succès à l'arrachée. Deux semaines avant les Corses, Troyes avait mené au score, s'inclinant sur des buts aux 80e et 82e minutes. Face à Valenciennes lors de la 25e journée, Rod Fanni délivrait les siens dans les arrêts de jeu (1-0), tout comme André-Pierre Gignac l'avait fait pour la réception de Montpellier à l'occasion de la 21e journée (3-2). Forteresse imprenable en début de saison, l'enceinte olympienne a ouvert les portes depuis que Lyon a forcé le verrou avec fracas (1-4, 10e journée en retard).

Bordeaux peut rebooster sa saison 

Une aubaine pour des Bordelais rentrés dans le rang depuis le départ de leur meilleur buteur Yohann Gouffran à l'hiver. Quatre défaites consécutives entre la 24e et la 28e journée ont condamné les aspirations européennes des Girondins, actuels 9 e de Ligue 1. Quinzième attaque du championnat, les troupes de Francis Gillot n'ont plus gagné en terres provençales depuis quatre ans, ramenant tout de même deux nuls de leurs déplacements. S'il n'est reparti que 5 fois avec la victoire lors de ses 45 dernières visites dans les Bouches-du-Rhône, le club au Scapulaire peut redonner un peu de goût à sa terne saison.

Il faudra pour cela qu'Henri Saivet et Ludovic Obraniak, co-meilleurs réalisateurs (6 buts) de la formation championne de France 2009 trouvent le chemin des filets adverses. Un objectif compliqué à atteindre cette saison pour des Bordelais aux six victoires sur dix glanées par un but d'écart et aux treize matches nuls concédés. L'absence de Valbuena dans les rangs des lauréats 2010 d'Hexagoal pourrait leur faciliter la tâche. Mais les Marseillais qui se déplaceront à Lille dix jours plus tard ne sont pas déterminés à céder. Leur fragile place de dauphin du PSG en dépend.

Jerome Carrere