Lyon Marseille
Lyon-Marseille. | PHILIPPE MERLE / AFP

Un "Olympico" qui vaut cher

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Lyon, 10e, auteur d'une première partie de saison ratée, et Marseille, 5e, plongé dans une nouvelle crise marquée par un changement d'entraîneur, s'affrontent dimanche dans un "Olympico" loin de sa saveur d'antan, entre deux formations à la recherche de leur splendeur perdue.

D'un côté, Lyon, qui reste sur un beau succès (2-1) à Guimaraes en Europa  League et une victoire pleine d'autorité à Bastia (3-1). De l'autre, Marseille, qui s'est offert un mois de décembre très agité avec  l'éviction d'Elie Baup il y a une semaine après un nouveau revers à domicile  (1-0) face à Nantes. L'intérim confié au directeur sportif José Anigo n'a pour  le moment guère porté ses fruits, même si dans la défaite de mercredi face à  Dortmund (2-1), il a décelé chez ses joueurs "un nouvel état d'esprit".

"Un match particulier"

Il reste trois matches à l'intérimaire d'ici la trêve pour montrer que le  renvoi de Baup n'était pas une erreur. Et cela commence à Gerland dimanche. "C'est un match un peu particulier, quand on les gagne cela donne un peu  plus que les 3 points, mais pas non plus d'avance pour le match suivant",  estime l'entraîneur lyonnais Rémi Garde. "Quand il y a changement d'entraîneur, il y a changement d'attitude des  joueurs, mais nous sommes vraiment concentrés sur ce que nous voulons faire  avant tout", ajoute-t-il. 

Marseille sera encore privé de Valbuena et André Ayew, blessés, et de  Romao, suspendu, et c'est une équipe sur laquelle le président Vincent Labrune  a mis la pression qui se présentera à Gerland. "Le match le plus important et de très loin, c'est celui contre Lyon"  dimanche lors de la 18e journée de L1, a-t-il assuré lundi.

"La rage" 

Depuis lors, Avec Anigo, "ça se passe très bien. Il essaie de fédérer un  peu plus le groupe. Il veut faire ressortir la rage qui est en nous en  utilisant la frustration due aux défaites. Il veut qu'on ait la haine de la  défaite", a confié vendredi Rod Fanni. "Il est un peu plus dur qu'Elie Baup, mais ça n'est pas un tortionnaire. Il  veut simplement tirer le maximum du groupe et renforcer l'unité. Il a parfois  des mots forts. C'est bien. Les joueurs ont l'air d'adhérer", a ajouté le  défenseur latéral. 

"Pour prendre moins de buts", Anigo pourrait mettre en place une défense à  trois défenseurs axiaux, avec Mendes, Nkoulou et Diawara, un dispositif qui, le  rappelle le quotidien La Provence, avait permis à l'OM, alors dirigé par Anigo,  de venir s'imposer à Lyon en avril 2004 (2-1), pour mettre fin à 15 ans  d'insuccès dans le Rhône. L'OL, qui voudra poursuivre sa série de deux victoires et un nul toutes compétitions confondues, reste privé de l'arrière latéral Mouhamadou Dabo et de  son attaquant Jimmy Briand.

Retour de Malbranque ? 

En revanche, le milieu de terrain Steed Malbranque  paraît rétabli. Neuf joueurs cadres sont restés cette semaine à Lyon pour  s'entraîner et récupérer de la fraîcheur physique, une disposition que Garde  avait déjà adoptée début novembre avant le match, gagné, à Saint-Etienne (2-1). 

Pour Gueida Fofana, "ce sera un match compliqué, un match de haut de  tableau, de très haut niveau. Chaque joueur voudra démontrer qu'il a sa place à  l'OM et qu'il mérite de jouer, qu'il a cet état d'esprit de redresser la barre  à Marseille. Ils seront à 100% voire plus. A nous de nous mettre au niveau de  l'engagement pour répondre présent".

Victor Patenôtre