Pascal Dupraz
Pascal Dupraz. | Romain Lafabregue / AFP

Toulouse: les "besogneux" à l'assaut du PSG de Neymar

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"C'est un cadeau, un bonheur, un don du ciel pour la Ligue 1 de pouvoir compter sur un tel joueur" : la perspective d'affronter le PSG de Neymar semble ravir Pascal Dupraz, l'emblématique entraîneur de Toulouse, qui rêve que son équipe de "besogneux" fasse un exploit, si "Dieu m'aide et aide nos joueurs". Dupraz est un habitué des formules ciselées, et il n'a pas son pareil pour mettre en scène la rivalité du "petit" Toulouse face à l'ogre parisien et sa star brésilienne, fraîchement transférée depuis Barcelone contre 222 millions d'euros, avec un salaire de 30 millions d'euros par an.

"Tout compris , il coûte plus de dix fois le budget du TFC (35 millions d'euros, ndlr), on ne boxe pas dans la même catégorie, et si nous savons tous que le PSG est supérieur, on va essayer de le refuser pendant 94 minutes", affirme l'entraîneur toulousain, qui tentera une nouvelle fois de galvaniser les siens.
Et il sait y faire. La saison dernière, les Toulousains avaient réussi l'exploit de prendre quatre points aux Parisiens - personne n'a fait mieux, Nice et Monaco ayant fait de même - qu'ils avaient battu au Stadium (2-0) avant de les contraindre au match nul au Parc des Princes (0-0). Une rencontre que Pascal Dupraz avait achevé dans les tribunes après avoir été expulsé par l'arbitre.

"Au match retour, je m'étais fait insulter de partout car nous avions osé, crime de lèse-majesté, défendre... et bien osons encore car il vaut mieux mettre le bus devant le but que derrière", ironise Dupraz. 

Pas de plan anti-Neymar

Sera-ce suffisant pour empêcher Neymar de briller pour sa grande première au Parc des Princes ? Que faut-il tenter pour gêner le magicien brésilien, que l'entraîneur savoyard avait salué à sa façon en déclarant à son arrivée en France que c'était "bien qu'il ait choisi la L1 mais dommage qu'il n'ait pas choisi Toulouse" ?
"Moi je suis un besogneux donc je n'ai pas d'idée de plan anti-Neymar", répond Dupraz qui estime qu'avec sa star brésilienne "le PSG va gagner la Ligue des Champions, ce que les Qataris ont promis à leur arrivée, et ce sera là encore tout bénéfique pour le football français". Invité à se confronter directement à l'ancien Barcelonais, le jeune Kelvin Amian (19 ans), lui, sait déjà qu'il aura du travail sur son côté droit. S'il évoque d'abord "un rêve" de jouer contre Neymar "un des trois meilleurs joueurs du monde", l'international Espoir affirme aussi qu'il n'en n'a "pas peur" même si "ça rajoute un plus au PSG".

"Je m'en fous un peu de Neymar"

"Avant même que Neymar arrive, l'équipe était incroyable. Je ne vais pas me focaliser sur lui", nuance pour sa part le capitaine Christopher Jullien. Le défenseur central toulousain, qui pourrait lui aussi croiser assez souvent le capitaine auriverde, a d'abord promis "d'être gentil avec Neymar" puis a eu du mal à masquer son agacement : "J'avoue que je m'en fous un peu de Neymar et puis comme la saison dernière, je suis sûr qu'on aura quelque chose à faire là-bas". "Il (Neymar, ndlr) est difficile à marquer et ce sera un travail collectif mais nous aurons nous aussi des opportunités pour marquer, car contre Paris tu as toujours deux ou trois occasions et il faudra les mettre", veut également croire Amian. Si Dupraz a tenu à rassurer son jeune arrière latéral en lui préconisant "de continuer d'avoir confiance en lui", il a quand même demandé une aide extérieure : "Même s'ils ont la faveur des pronostics, ce n'est pas gagné d'avance pour les Parisiens et je crois que l'on peut faire un résultat. Je n'ai pas de recette, il nous faudra de la chance, pourvu que Dieu m'aide et aide nos joueurs". Réponse dimanche soir...

AFP