Toulouse, Ajaccio, Reims, trois pour une place

Toulouse, Ajaccio, Reims, trois pour une place

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A 21 heures ce samedi, les supporteurs de trois clubs se rongeront les ongles. A Toulouse, Ajaccio et Reims, les téléphones vont marcher fort pour scuter le résultat de l'adversaire. Mais avant cela, il faudra gagner pour espérer. Avant cette dernière joute, avantage au TFC de Pascal Dupraz.

Pascal Dupraz va finir par être catalogué pompier de service. Le sauvetage miraculeux d’Evian-Thonon-Gaillard en mai 2014 avait déjà fait de lui un spécialiste de l’opération commando, le miracle qu’il réalise avec Toulouse, hors de la zone rouge pour la première depuis octobre 2015, peut ajouter une ligne de plus à son CV. Qui aurait pu prédire, il y a quelques semaines, qu’à l’aube de l’ultime acte de la saison de Ligue 1, le "Tèf" serait favori pour demeurer dans l’élite la saison prochaine ? Car qu’on ne se trompe pas, si le déplacement des Toulousains sur la pelouse d’Angers n’a rien d’une affaire entendue, jouer sur la pelouse d’une équipe pas maître chez elle (12e de L1, six succès seulement en 18 matches) et moins concernée est un avantage non négligeable, surtout quand on tient la corde. D’autant plus quand son équipe est la 6e du championnat depuis l’arrivée de son nouvel entraîneur début mars. A n’en pas douter, la dynamique est toulousaine dans ce sprint final. Malheureusement pour Ajaccio, à égalité de points avec le TFC (37) et Reims (36), la belle histoire s’écrirait, en cas de maintien, dans la ville rose.

Ajaccio, affaire corsée

De Corse à la Champagne, on espère un faux pas des joueurs du Capitole. Mieux placé que le Stade de Reims, le Gazélec Ajaccio peut encore croire en sa belle étoile. A Lorient, les joueurs de Thierry Laurey – victime d’un accident de scooter dans la semaine – affronteront une équipe à la fois assurée de rester en Ligue 1 mais tout de même 16e du championnat, donc peu efficace et peu en confiance. Un succès, c’est tout ce que chercheront les Corses. Ils pourront alors faire marcher les transpondeurs (où les smartphones) pour guetter le résultat de Toulouse, pas si loin que ça dans la douceur angevine.

Reims attend un cadeau

C’est finalement à Reims où on se ronge le plus les ongles. Déjà en retard, d’un petit point qui fait une énorme différence au classement, les Rémois ont en plus le désavantage de recevoir le dauphin du Paris Saint-Germain, l’Olympique Lyonnais, une équipe qui fait feu de tout bois (meilleure équipe de Ligue 1 depuis la 23e journée avec 38 buts en 15 rencontres). A Reims, on espère accueillir une formation déconcentrée mais le Président Aulas maintient ses joueurs sous pression en promettant une prime (prévue depuis plusieurs semaines) en cas de succès en terres champenoises. Voilà qui devrait plaire à Toulouse et à Ajaccio. De ces trois clubs, un seul sera toujours dans l’élite en août prochain.

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