Nicolas de Tavernost
Nicolas de Tavernost, actionnaire majoritaire des Girondins de Bordeaux | AFP - Pierre Andrieu

Tavernost sort les crocs

Publié le , modifié le

Largement agacé par les critiques et les offres de service de l'ancien Bleu Christophe Dugarry, Nicolas de Tavernost, actionnaire majoritaire des Girondins de Bordeaux, contre-attaque, ce mercredi, dans les colonnes de L'Equipe. Avec une bonne dose d'ironie, il lui conseille notamment "de postuler à la présidence de Canal+. Il n'est pas assez ambitieux en voulant simplement présider" le club.

A lire également: Bisbilles entre Dugarry et Triaud

Acte 4 dans l'affaire Dugarry-Triaud. Après les critiques ouvertes de Christophe Dugarry à l'encontre du staff bordelais, après la réponse assez sèche de Jean-Louis Triaud, après la réplique plutôt cash de l'ancien joueur de l'équipe de France, la parole est désormais à Nicolas de Tavernost. Le président de M6 et principal actionnaire du club bordelais avoue, ce mercredi, avoir peu goûté les propos de "Duga".

Il a notamment tenu a rappeler que "c'est nous qui lui avons fait découvrir la télévision. Son poste de commentateur (...), il l'a obtenu grâce à M6." Une manière de faire savoir qu'il n'apprécie que moyennement de se faire tancer par quelqu'un à qui il a accorder sa chance. Et de préciser : "Les gens qui aiment le club doivent se montrer solidaires".

Tavernost a également souhaiter réaffirmer sa confiance en Jean-Louis Triaud. "[Il] est mon ami et le président de Bordeaux. Pour maintenant et pour l'avenir". Un message qui a le mérite d'être clair et qui vient balayer de la main l'appel de Dugarry qui la veille s'exclamait à tout va "Filez-moi le poste!". 

Interrogé sur cette querelle, Laurent Blanc a pour sa part tenté de calmer le jeu. "Duga, je le connais bien et je l'aime beaucoup,. Je crois que c'est le coeur qui a parlé. Il voit son club en difficulté. Ça lui fait mal. Il essaye de faire réagir les gens, de faire un peu de mouvement."  Objectif atteint. Sur le site de Sud Ouest, on apprend toutefois, ce mercredi, que Triaud et Dugarry ont programmé un déjeuner dans la semaine "afin de calmer le jeu". La fin de la discorde est proche.

Isabelle Trancoën